Communiqué de presse: Cotonou, le 06 octobre 2021

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 Avant tout propos, je voudrais m’incliner avec respect, devant notre magnifique peuple, qui a exaucé avec tact, et élégance, les vœux de la Présidente de la Renaissance du Bénin, notre cher parti.  

 

En ces jours de deuil national, je voudrais qu’on épargne à ce peuple, tous ces déballages qui donnent la nausée.

Que le pays de la Conférence Nationale Souveraine soit soupçonné d’être l’une des plaques tournantes de la drogue, de la cocaïne en Afrique de l’Ouest, est déjà triste et déshonorant.

Nous sommes tous pécheurs, et nous ne voyons que la paille dans l’œil du voisin en ignorant, la poutre qu’il y’a dans notre propre œil. Les chrétiens disent qu’il nous faut, sans oublier, pardonner à ceux qui nous ont offensés. C’est aussi le crédo des religions traditionnelles. On fait ‘’saara’’.

Alors de grâce, respectons pour un court instant, la mémoire de mon ange gardien, de ma raison de vivre, de ce peuple que nous avons essayé de sortir ensemble de la misère, de la maladie, de la violence. Certains, vont même comparer Missérété à Ségbana.

Je disais un jour, à feu le Cardinal Bernardin GANTIN, que les deux prénoms, choisis au hasard par mon père, avaient fixé mon destin.

Nicéphore en grec, c’est celui qui apporte la victoire : victoire contre la faim, victoire contre la maladie, victoire contre les camps de concentration, victoire contre l’injustice et pour l’éducation de tous les hommes, de toutes les femmes, de toute la jeunesse comme priorité absolue, de toutes les nations du monde.

Quant à mon second prénom Dieudonné, il signifie simplement que, lorsque Dieu te donne, tu as l’obligation de partager.

Tel est et tel demeure la raison de vivre de l’inséparable couple Rosine VIEYRA et Nicéphore Dieudonné SOGLO.

J’ai eu la chance, après des études de doctorat en droit privé-droit public, et malgré ma formation marxiste, de passer par l’ENA, la Banque Mondiale, Havard et la Sorbone. La lecture est notre passion commune.

La paix, selon le président HOUPHOUËT, est un comportement. Et toute nation tire sa légitimité de la terre, disait-il au congrès de Yamoussoukro le 13 mars 1965.

Montaigne ne disait pas autre chose quand il déclarait : « je veux que la mort me trouve plantant mes choux ».

Je vous remercie.

 

 Nicéphore D. SOGLO

Ancien Président de la République

Ancien Maire de la ville de Cotonou

Vice-Président du Forum des Anciens Chefs d’Etats et de Gouvernements d’Afrique,

Créé en 2006 à Maputo sous le haut patronage de Nelson MANDELA

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