Réconciliation: L’os dans la gorge de Talon

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Avec la rencontre du 22 septembre dernier, Boni Yayi a posé les pas d’une réconciliation politique. Mais pour qu’elle soit effective, il incombe au chef de l’Etat Patrice Talon de traduire dans les faits cette réconciliation. Le président de la République est attendu pour prendre des actes forts. Mais comment va-t-il s’y prendre notamment pour les cas Reckya Madougou, Joël Aïvo, Alexandre Hountondji, Joseph Tamégnon… ?

 

De la demande de son prédécesseur de voir rentrer au pays les personnalités politiques condamnées par la justice et exilés et la libération de ceux détenus dans les prisons du Bénin, deux cas se présentent pour le chef de l’Etat Patrice Talon. Pour les cas des exilés condamnés comme Sébastien Ajavon, Komi Koutché, Léhady Soglo, Valentin Djènontin, Patrice Talon peut décider de prendre la grâce présidentielle. Il peut aller plus loin avec la prise d’une loi d’amnistie afin de montrer sa bonne foi et leur permettre de rentrer au pays, comme l’a demandé son prédécesseur. C’est au niveau des autres que la marge de manœuvre de Patrice Talon peut s’avérer un peu délicate. Pour Reckya Madougou, Joël Aïvo, Alexandre Hountondji, Joseph Tamègnon et autres, tant que l’instruction est en cours, le chef de l’Etat ne peut normalement intervenir. Et c’est ce qui justifie les prises de position de certains députés sur la faisabilité de la chose. Reckya Madougou, Joël Aïvo et autres ne sont, pour le moment, pas condamnés. Or, sans condamnation il ne saurait avoir une suppression de  peine. Alors de deux choses, l’une. Soit c’est la justice qui rend une décision de non-lieu et les relâche parce que les infractions mises à leurs charges ne sont pas constituées, soit, ils sont condamnés par la justice et le chef de l’Etat les gracie in fine. Seulement, cette dernière option peut prendre du temps. Or, plus le temps passe, plus la pression monte sur Patrice Talon à qui incombe la responsabilité de rendre, par les faits, la réconciliation effective.  Si un, deux mois passent après la rencontre Talon-Yayi et qu’aucun fruit palpable ne soit perçu comme retombée, des doutes peuvent s’installer. La décrispation de la situation politique nationale étant le gain attendu de cette rencontre entre les deux hommes, faire durer le suspense ne serviraitt à rien. Il faut aller vite. Mais comment régler la situation des personnes non encore condamnées peut constituer le casse-tête qui pour pourrait faire retarder les choses. Patrice Talon a certainement son idée sur la question.

M.M

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