Au sujet de Gilles Odilon Yacoubou et la maîtrise de cérémonie: Une voix qui captive l’attention, un talent qui fait tache d’huile

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Le métier de la maîtrise de cérémonie et parallèlement celui du journalisme, au jour d’aujourd’hui, ne lui sont plus familiers. Déjà une vingtaine d’années que l’homme à la voix exceptionnelle et unique manipule à sa guise le micro avec une habileté symbolique. Caractérisé par son humilité et son ouverture d’esprit, Gilles Odilon Yacoubou lève un coin de voile sur son talent en retraçant son parcours professionnel.

 

Agent de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), Gilles Odilon Yacoubou est facilement reconnaissable par des traits physiques et moraux très accrochant.  Elancé de taille, l’homme, du haut de sa trentaine, cumule élégance et finesse. Teint noir, cheveux crépus, il impose à tout admirateur son allure de gentlemen et la mesure  dans ses attitudes vestimentaires. Pointu dans le goût, il fait du mariage des couleurs son affaire quotidienne avec à la clé un sourire blanc et charmeur visiblement moulé de rigueur et d’altruisme. Son regard perçant associé à sa galanterie couronne l’humanisme du jeune et talentueux journaliste et maître de cérémonie.

Le maître parle…

« La maîtrise de cérémonie,  je l’ai rencontré il y a une vingtaine d’année et j’y fais mon petit bonhomme de chemin à côté de mon métier de journaliste. C’est un métier passionnant. Un métier spécial en sens que vous avez pour mission de donner de la joie à des personnes qui sont juste en face de vous, à des personnes qui vous regardent, à des personnes dont vous avez le  jugement  sur place. A la différence d’un journaliste radio qui ne voit pas son auditeur ou d’un présentateur télé qui n’est pas de l’autre côté de la camera et donc qui ne sait pas quelle réaction le téléspectateur a de sa prestation. Le maître de cérémonie a malheureusement juste en face de lui, ceux-là qui doivent le juger et l’apprécier. Donc le challenge à ce niveau est beaucoup plus grand. La maîtrise de cérémonie comme son nom l’indique, c’est  une cérémonie d’abord dont vous avez la charge, une cérémonie dont vous avez la maîtrise du protocole donc du déroulé. Un maître de cérémonie, on peut l’avoir sur une variété de cérémonies. Il peut être sollicité sur des cérémonies protocolaires, ou sur la conduite de rencontres à caractère intellectuelle à savoir : séminaire, forum, table ronde et autres. Comme il peut conduire des réjouissances, baptême, mariage, anniversaire et même des moments de tristesse par exemple les oraisons funèbres etc. Ils sont donc sollicités partout où besoin il y a, pour conduire le déroulé des manifestations afin de pouvoir guider les personnes qui vont intervenir lors des cérémonies et aussi pour pouvoir mettre de l’ambiance », fait savoir Gilles Odilon avant de mettre un point d’honneur sur le fait qu’il s’agit là d’un métier qui doit obligatoirement s’apprendre. Une manière pour lui, de signaler qu’on ne s’improvise pas maître de cérémonies. Même si c’est ce qui est malheureusement légion dans le Showbiz au Bénin et un peu partout ailleurs. « N’est pas maître de cérémonie qui veut. N’est pas maître de cérémonie qui se lève un beau matin. Est maître de cérémonie, celui qui s’est fait former, pas forcément dans une école, mais aux côtés d’autres maîtres de cérémonie et qui a de repère », appui celui dont l’élégance de la voix au micro fait rêver et force l’admiration. Autrement, selon lui, si on ne l’apprend pas, il y a des règles et principes sacrosaints tels que la préséance, la courtoisie, l’éloquence, la tenue sur scène qui pourraient toujours échapper. Il faut donc comprendre que c’est un métier très exigent qui juge tout de suite à travers la réaction de ceux-là qui vous regardent  quand vous êtes bon ou quand vous n’êtes pas bon sur scène. « Aujourd’hui, moi je suis fier de dire que nous avons de très bon maîtres de cérémonie au Bénin. Il y en a dont le professionnalisme n’est plus à prouver, des gens qui ont appris le métier et qui font du bon boulot », confirme Gilles Odilon Yacoubou. En termes d’école de formation, le Bénin n’en a pas encore, sauf méconnaissance de la chose, selon les propos de l’orateur. Néanmoins, il y a des initiatives privées qui rallient des passionnés du métier autour des projets, des masters class, des rencontres be to be d’accompagnement des jeunes qui souhaitent embrasser leur carrière dans ce métier.  « Moi par exemple, qu’ils soient africains ou européens, j’ai des repères qui ont suscité en moi l’envie d’aller vers ce métier depuis 2004 et je les ai suivis de très près ensuite j’ai renforcé mes capacités par des formations parallèles », mentionne Gilles. Aujourd’hui beaucoup d’ivraies ont glissé dans le métier et l’on n’arrive plus facilement à identifier ceux qui ont véritablement acquis les rudiments et sont aguerris pour faire le job. Mais quand on fouille, il y a un nombre restreint qui détient la fibre du professionnalisme dans ledit métier et parmi eux figurent en bonne place Steeve Facia, Ulysse Eliote Djodji, Soul tout Soul, Jean Louis Azé, Cancrelard de Tempo et Gilles Odilon Yacoubou dont la capacité et le talent font école. Tout compte fait, il y a toujours une différence entre celui qui a capitalisé une expérience donnée et a suivi des formations et celui qui est rentré dans le métier juste parce qu’il a une certaine maîtrise de la langue ou du micro. « Ce n’est pas parce que vous êtes un bon animateur radio ou bon présentateur télé que vous êtes forcément un bon maître de cérémonie », donc l’importance d’aller se faire former s’avère indispensable.

Teddy GANDIGBE

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