Devant la juge des libertés et de la détention: Joël Aïvo droit dans ses bottes

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(Lire ses propos émouvants et courageux)

Après le renvoi de son dossier en instruction au cours d’une deuxième audience, Joël Aïvo et ses avocats se sont remis à la juge des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet),  pour une demande de mise en liberté provisoire. Lors de cette audience le 5 août, l’universitaire n’a pas tremblé devant la magistrate à qui, il a réitéré l’objectif de son combat.

 

Accusé de blanchiment et de complot contre l’autorité de l’État, le candidat recalé à la présidentielle du 11 avril, inculpé au départ en flagrant délit a, sur demande du ministère public, vu la nature des faits qui lui sont reprochés être requalifiés. Conséquence, son dossier est envoyé en instruction. Après cette décision qu’ont vainement tenté de contester ses avocats, ces derniers ont dû surfer sur une dernière carte afin de permettre à l’opposant au régime de Patrice Talon, de recouvrer éventuellement sa liberté, en attendant son procès en bonne et due forme. Pour ce faire, le conseil conduit par Maître Robert Dossou s’est rabattu sur la chambre des libertés et de la détention de la Criet, au soir donc de la deuxième audience caractérisée par le renvoi du dossier en instruction. Devant cette chambre présidée par la magistrate Edibayo Joanna Dassoundo, l’enseignant de droit public n’a pas fléchi. À en croire le site d’informations Banouto, au cours de l’audience qui s’est déroulée à huis clos, l’accusé, dans sa prise de parole, a fait quelques observations. D’abord, il assume son engagement politique, rejette ensuite en bloc les accusations et dénonce enfin l’arbitraire de la procédure, engagée contre lui. Dans la suite de ses propos, Joël Aïvo a estimé qu’il a le sentiment d’avoir été recruté contre son gré comme l’acteur principal d’un scénario judiciaire. D’après le même média qui fait allusion à une source, l’enseignant est revenu sur son arrestation le 15 avril sans convocation préalable, ni mandat d’arrêt. Ceci, avant de décrire les conditions « insalubres » et « indignes »  dans lesquelles, il dit être maltraité et malmené par la justice. Mieux, l’opposant avoue « avoir renoncé depuis 2019 à la tranquillité de sa vie familiale et à ses nombreuses opportunités professionnelles, notamment à l’international, pour un engagement citoyen au service de son pays ».  Ce qu’il n’a surtout pas oublié d’établir selon des sources rapportées par Banouto, c’est un lien entre ses ennuis judiciaires et son appétit présidentiel. << Je ne suis pas un lâche qui se cacherait pour faire un complot. Mais ma volonté de proposer un projet présidentiel, une offre politique structurée et d’engager une confrontation démocratique cordiale et courtoise avec le pouvoir et les autres candidats, dans le respect des lois de la république, y compris celles que j’ai critiquées, sont connues de tous >>, a déclaré Joël Aïvo, résumé par le média en ligne. Après avoir déploré le fait que quatre mois après son arrestation, personne ne soit en mesure de lui dire comment il a blanchi de l’argent et par quels moyens il a comploté contre l’autorité de l’État, Joël Aïvo va demander à la juge de le laisser rejoindre les siens et ses étudiants. Même si la juge, à la fin de l’audience n’a pas accédé à la demande de l’accusé et de ses avocats, il est évident que Joël Aïvo continue d’être égal à lui-même, nonobstant ses ennuis judiciaires.

J.G

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