Criet: Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon plaident non coupables

841

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

(Leur procès renvoyé au 25 octobre 2021)

Arrêtés puis incarcérés depuis avril 2021, le procès de Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon, s’est ouvert ce lundi 9 août 2021 à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme  (Criet). Devant le juge, les mis en cause, tous deux opposants au régime Talon, ont plaidé non coupables des faits qui leur sont reprochés.

 

Poursuivis pour des « actes de terrorisme » suite aux manifestations contre la prolongation de 45 jours du mandat présidentiel de Patrice Talon, Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon ont plaidé non coupables et nié les accusations portées à leurs endroits. Leurs avocats ont sollicité une remise en liberté provisoire. Mais le ministère public a, pour sa part, invité la Cour à se déclarer incompétente, et à renvoyer le dossier en instruction. Au terme des discussions qui ont duré plusieurs heures, le juge de la Criet a décidé de renvoyer le procès au 25 octobre 2021. La demande de remise en liberté provisoire de Joseph Tamègnon et Alexandre Hountondji et le renvoi en instruction seront examinés au cours de ce procès, par le juge de la Criet.

Nadine Okoumassoun retourne en prison

La Web activiste de l’opposition au régime du président Patrice Talon, est poursuivie pour des faits de terrorisme dans le cadre de la présidentielle d’avril 2021. Il lui est notamment reproché « d’appartenir à une organisation qui s’apprêtait à commettre des actes de nature terroriste contre les institutions ». A la barre hier, lundi 9 août pour une première journée d’audience, Nadine Okoumassoun a plaidé non coupable. Le dossier a été renvoyé au 25 octobre 2021.

Quid du mouvement « 5ans c’est 5ans »

A la barre, les mis en cause sont appelés à se prononcer sur la campagne « 5ans c’est 5ans » menée par l’opposition à la veille de la présidentielle», contre la prorogation de 45 jours, du mandat de l’actuel chef de l’Etat, après la révision de la Constitution en 2019. Pour le Docteur Hountondji, cela participe de l’animation de la vie politique. « C’est dans l’animation de la vie politique que nous avons animé une communication pour dire : 5 ans, c’est 5 ans», a-t-il expliqué. Interpelée sur les objectifs de ladite campagne, l’activiste de  l’opposition évoquera l’article 42 de la Constitution qui dispose que  le président de la République est élu au suffrage universel direct, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. «  » 5 ans c’est 5 ans » est une campagne que j’ai menée conformément à l’article 42 de la Constitution », a-t-elle répondu.

Th. A.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite