Décès de Rosine Vieyra: Quid de la venue de Léhady aux obsèques de sa mère

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La nouvelle du décès de l’ancienne Première Dame du Bénin Rose-Marie Honorine Vieyra Soglo, plus connue sous le diminutif de Rosine Soglo, a suscité des réactions d’illustres personnalités sur la toile, dimanche 25 juillet 2021. Le chef de l’Etat n’a pas dérogé à la tradition. « Femme engagée, Rosine VIEYRA SOGLO aura marqué la vie politique de notre pays pendant de longues années. Nous garderons d’elle l’image d’une femme brave et exceptionnelle. Paix à son âme. Au nom de la Nation, je présente mes condoléances attristées au Président SOGLO, aux enfants Léhady et Galiou, ainsi qu’aux familles VIEYRA et SOGLO », a écrit Patrice Talon sur sa page Facebook. Cet hommage de Patrice Talon à la ‘’Dame de fer’’ a suscité chez les internautes des réactions diverses, compte des rapports conflictuels entre Patrice Talon et la famille Soglo. Même si le geste du chef de l’Etat est salué, dans la plupart des commentaires, le nom de Léhady Soglo a été plusieurs fois mentionné. « Laissez-le venir assister aux obsèques de sa mère », « M le Président, c’est une occasion pour apaiser le pays en permettant à son fils Léhady de venir enterrer sa mère », « Permettez, au nom de la réconciliation le retour de son fils Léhady », sont, entre autres, messages lus en commentaire à l’hommage du chef de l’Etat à Rosine Soglo. Il en résulte que dans leur grande majorité, les Béninois souhaitent qu’en de pareilles circonstances, on puisse taire les querelles, s’unir pour conduire en sa dernière demeure la femme qui a marqué l’histoire politique du Bénin ces trente dernières années. Cela implique la nécessaire présence sur le territoire national du fils aîné de la famille Soglo, Léhady.

Révoqué de la tête de la municipalité de Cotonou en 2017 pour des faits de mauvaise gestion, Léhady Soglo, sous la menace d’une arrestation, a pris le chemin de l’exil. Le dossier de mauvaise gestion supposée a alors été confié à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). En juin 2020, la Criet a rendu son jugement. Léhady Soglo a été condamné à 10 ans de prison ferme pour abus de fonction et 5 millions FCFA d’amende. Il a été ensuite blanchi pour les faits de détournement de deniers publics et de corruption. Mais dans l’opinion publique, les ennuis de Léhady Soglo ont un lien avec son opposition au régime de la Rupture, lui qui a fait l’option de soutenir, avec le parti la Renaissance du Bénin, la candidature de Lionel Zinsou contre Patrice Talon en 2016. Exilé donc en France depuis 2017, Léhady Soglo n’a pu rester au chevet de sa mère âgée et malade. Le 25 mars dernier, Léhady Soglo a saisi la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Dans sa requête, l’ancien maire de Cotonou demande, entre autres, à la Cour d’ordonner à l’Etat de garantir la liberté d’aller et de venir, de voir et d’assister ses parents âgés et malades. De même, Léhady Soglo veut que la Cour juge de la violation de son droit de participer librement à la direction des affaires publiques de son pays.  C’est dans ces circonstances qu’intervient le décès, à 87 ans, de sa mère Rosine Soglo. Des Béninois estiment alors que le chef de l’Etat pouvait faire en sorte qu’il participe aux obsèques sans être inquiété par la justice. Pour certains, si Bertin Koovi a pu revenir au Bénin et y circule librement, malgré un mandat d’arrêt international de la justice béninoise à son encontre, cela pourrait être également possible pour le cas de Léhady Soglo, en cette circonstance particulière. Que fera Patrice Talon face à cette doléance partagée par nombre de Béninois ? C’est la question sur les lèvres 48h après le décès de Rosine Soglo.

M.M

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