Bénin/Président du Conseil électoral: Sacca Lafia : déjà des craintes

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Au terme des conciliabules le 15 juillet 2021, c’est l’ex ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Sacca Lafia qui a été désigné président par ses collègues pour conduire le Conseil électoral ; cet organe né de la dernière modification du Code électoral. Avec sa sœur jumelle, la Direction générale des élections, ils sont appelés Cena (Commission électorale nationale autonome) nouvelle formule. A peine installé à la tête du CE, Sacca Lafia suscite déjà des inquiétudes dans l’opinion. Deux observateurs de la vie politique au Bénin, à savoir Distel Amoussou, communicant pro-pouvoir et Comlan Léon Ahossi, ancien député et vice-président du parti de l’opposition Les Démocrates ont clairement fait savoir leurs avis sur l’émission hebdomadaire de décryptage de l’actualité ‘’ Info Hebdo’’ de la web télévision Esaé Tv. C’était le week-end écoulé. « Moi, je voudrais souhaiter que cette institution indépendante fasse autant ; sinon mieux de prouesses dans la rigueur, dans l’abnégation dans l’efficience que la défunte Cena. Je voudrais souhaiter pour sa tête, notamment le ministre Sacca Lafia devenu président du CE moins de scandale. Je le dis honnêtement et franchement parce qu’en réalité lorsque je vois son parcours, il y a un peu trop de remous derrière lui lorsqu’il passe. Et je ne voudrais pas souhaiter pour les processus électoraux dans notre pays, des remous, car aucun développement ne peut se réaliser dans des remous. Je ne veux pas faire une fixation sur l’homme, mais je voudrais souhaiter que l’organe soit à la hauteur de la mission républicaine qui lui a été confiée », s’est exprimé Distel Amoussou. De son côté, l’Inspecteur des douanes à la retraite et ancien parlementaire Comlan Léon Ahossi  exprimera les mêmes craintes : « moi, son passé à part les histoires de Maria Gléta, je ne sais pas… Mais, je crois que la précédente Cena m’avait l’air beaucoup plus incolore. C’est vrai que chaque membre de cette Cena avec ses convictions. Mais Tiando n’était pas visiblement membre d’un parti politique. Lorsqu’on prend le vice-président d’un parti politique pour placer à la tête de cet organe, les crises qui vont naître seront légitimes parce que lui, il est homme et il a les faiblesses humaines ». A monsieur Ahossi de déclarer pour finir : « Je crois qu’on aurait mieux fait, si on voulait un organe bien technique, de ne pas mettre un politicien de ce niveau à tête de l’institution ».

J.B

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