Exploitation agricole à Agbanou (Allada): Un investisseur bloqué par les populations

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Tout à l’air d’une opération torpillage de projet en téléchargement à Allada. Alors que le chef de l’État s’évertue, avec son gouvernement, à faciliter l’installation et le développement de grandes entreprises au Bénin, certaines intrigues de ses compatriotes freinent son élan et ses ambitions. L’exemple le plus illustratif vient actuellement d’Agbanou où un exploitant agricole est empêché dans ses travaux par des populations, sur la base d’une décision de l’Arrondissement.

 

Une manifestation de protestation contre un projet a eu lieu ce mercredi 23 juin à Agbanou, dans la commune d’Allada. En effet, une partie de la population a manifesté contre une opération d’ouverture de voie entreprise par un exploitant agricole pour faciliter l’accès à son site. Ce dernier croyait si bien faire en se rapprochant de la mairie pour la mettre dans l’économie de son projet. De la mairie, il avait sollicité et obtenu une autorisation pour ses travaux et avait aussi loué des engins pour tracer la voie. Il avait aussi, selon des sources concordantes, discuté avec les populations riveraines de son site et les propriétaires terriens concernés par l’emprise de la voie d’accès et aurait désintéressé même certains parmi eux. L’aurait-il fait sans tenir compte des susceptibilités et volontés des uns et des autres ? On ne saurait le dire. Seulement ce mercredi, alors que le Caterpillar a commencé ses travaux d’ouverture de la voie, des populations ont envahi les lieux pour protester contre cette opération, affirmant que l’engin a détruit des champs de maïs alors qu’aucune discussion n’a été faite avec eux au préalable. Pour mettre fin à ce mouvement d’humeur, le chef de l’arrondissement Marcel Sètondji a demandé l’arrêt des travaux. Joint au téléphone, il affirme l’avoir fait sur demande des populations. Puis ajoute que les populations ne sont pas informées de cette ouverture de voie et n’ont été nullement désintéressés avant le démarrage des travaux. Le maire Joseph Cakpo confirme que c’est le chef d’arrondissement qui a demandé aux engins d’arrêter les travaux mais précise que le CA lui a dit au téléphone que ce sont les populations qui l’ont appelé au secours pour demander cet arrêt. Faux, rétorquent plusieurs sources qui confirment que le chef d’arrondissement serait même l’instigateur de ce mouvement. C’est lui qui aurait, d’après ces mêmes sources, demandé aux populations de se rebeller contre le projet, en prenant prétexte sur leurs champs détruits. Car, les premiers bénéficiaires de cette voie sont les populations elles-mêmes qui auront moins de difficultés pour aller dans leurs champs. Il aurait, à en croire toujours ces sources, ruminé son amertume sur le fait que le porteur du projet ne s’est pas rapproché personnellement de lui mais de la mairie et que lui chef d’arrondissement n’ait pas été associé. Le maire, plus préoccupé par la concrétisation de ce projet qui contribuera au développement de sa commune rencontrera les populations concernées le samedi prochain pour les ramener à la raison et pour obtenir la poursuite des travaux. Ceci sera le dénouement de cette affaire si, entre temps, le CA qui a demandé l’arrêt des travaux ne revienne à la charge.

J.G

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