Talon : « Je ne fais pas du clientélisme politique… »: Moele, Udbn, Prd et Cie savent à quoi s’en tenir

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« Je ne fais pas du clientélisme politique, même si la fonction est politique ». Cette déclaration du chef de l’Etat au 1er Conseil des ministres après le remaniement doit sonner comme un couperet dans les oreilles des leaders des partis soutenant l’action du gouvernement. Elle n’est pas anodine. A bien analyser, c’est une réponse à la volonté plus qu’explicite des partis, autres que l’Union progressiste (Up) et le Bloc républicain (Br), ayant battu campagne pour la réélection au 1er tour de Patrice Talon, d’aller au gouvernement. Pour ces partis : Udbn, Moele-Bénin, Prd (dans une certaine mesure) …, la récompense au bout de l’effort devrait être tout au moins un poste ministériel. Le Prd, à lui seul, pouvait en espérer deux. Mais dans un contexte de boycott des élections depuis les Législatives de 2019, suffit-il pour ces partis de dire qu’ils ont mobilisé les populations, les ont convaincues à sortir voter pour espérer une place à la table ? L’élection terminée, avec les chiffres de la Céna, la guerre de qui a fait quoi a commencé au sein de la Mouvance. Elle a été alimentée par les ténors Up et Br qui, à juste titre, craignent que les autres  bénéficient aussi du fruit de la victoire, alors que, selon les chiffres, le taux de participation dans leurs fiefs respectifs, n’a guère connu une amélioration considérable. Malgré les 51%, le constat est que les Béninois ne sont pas sortis voter. La tournée du chef de l’Etat, ayant précédé la campagne, la campagne proprement dite, les plus de 5000 électeurs sortis de la base de données de la Lépi et autres pourraient être le justif des 51%. Dès lors, comme aux Législatives et aux communales, les partis Up et Br maintiennent leur hégémonie. Les autres ont certainement fait des résultats mais, apparemment, pas suffisamment. Si le Prd s’en sort avec un poste ministériel sur 23, c’est certainement pour calmer la frustration du parti, qui n’a rien obtenu, depuis 2016 où il a décidé de soutenir Patrice Talon. En un mot, outre les partis Br et Up pensés et mis sur orbite par le chef de l’Etat en personne, les autres qui ont refusé de se fondre dans ces deux partis, ne doivent s’attendre à grand-chose. Clamer son soutien, avoir mobilisé les électeurs pour la réélection de Patrice Talon, dans un contexte de “match amical” ne suffiront pas.

 

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M.M

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