Dématérialisation de l’examen du permis de conduire: Après la vive joie, des mécontentements

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La phase pilote de la composition dématérialisée de l’épreuve du code de l’examen du permis de conduire a démarré dans les départements du Littoral et de l’Atlantique et devrait s’étendre, fin avril, à tous les départements. Mais déjà, des grincements de dents se font observer…

 

 C’est un secret de polichinelle. Dorénavant, au Bénin, le candidat à l’épreuve du code de la route pour l’obtention de son permis de conduire compose sur smartphone. Plus de stylos à bille et de feuilles. Mieux, à la fin de la composition, quelques secondes plus tard, les candidats voient leurs notes s’afficher à l’écran du smartphone. Et, seulement, ceux dont la note est supérieure ou égale à 14, ont leurs résultats en vert et sont déclarés admissibles pour poursuivre la phase pratique. C’est là, la réforme qu’a instaurée, Alain Hinkati, Directeur général par intérim de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt), après sa prise de fonction, le 18 janvier 2021. Pour asseoir la réforme, l’examen du  mois de février sera différé en mars. Le 29 mars 2021, le e-code permis entre dans sa phase active. Ceci, sous le regard admiratif des candidats et promoteurs d’auto-école qui saluent à travers cette réforme, la crédibilité du nouveau dispositif en remplacement à l’ancien émaillé de fraudes, de corruption, d’opacité qui ternissaient la bonne réputation à l’international, du Bénin en ce qui concerne l’organisation de l’examen du permis de conduire. D’une pierre plusieurs coups, il fallait pour le Dg Anatt, simplifier la procédure, garantir la transparence et lutter efficacement contre les fraudes. «Depuis ma prise de fonction, le 18 janvier dernier, j’ai noté quelques défaillances dans l’organisation de l’examen du permis de conduire. Ces défaillances concernent, entre autres, la base de données des questions, le dispositif administratif d’organisation de l’examen, en l’occurrence au niveau du secrétariat et de la correction des copies… Bref, l’examen du permis de conduire au Bénin n’avait pas une bonne réputation », confiait l’homme au quotidien de service public, La Nation.

On grince des dents…

 «Je devrais composer depuis…avec tout le temps que ça prend, je désapprends», confie un candidat à l’assaut de l’examen. Cette phrase, soulignons-le, est au bout de plusieurs lèvres. «Ecoutez, quand on opte pour un cours accéléré ou un cours ordinaire, c’est parce qu’on a des objectifs en vue. Il faut qu’on en finisse pour passer à autre chose. Après le mois de mars, on a espéré avril, mai et toujours rien. Personne ne sait quand sera fixé le prochain examen. On a fini les chapitres, même les séances d’exercice», raconte désolé cet autre. Pour la plupart de ces candidats déjà engagés dans la vie active, ce n’est pas facile. «Comme d’autres, j’ai sollicité une permission au boulot pour d’éventuels retards. Mais c’était sur une période donnée. Là maintenant, c’est compliqué», poursuit-il. «Moi, je suis en quête de mon permis parce que je veux voyager. Selon mon programme, je devrais avoir fini avec ça mais je suis là encore. C’est tout mon programme qui est bouleversé», signifie une candidate. Pendant ce temps, au niveau des promoteurs d’auto-école, c’est motus et bouche cousue. Patience ! c’est le mot d’ordre. «Avant la réforme, on ne composait pas en janvier. C’était le mois dédié aux différents réglages pour définir le calendrier annuel. Les compositions débutent en février et ont lieu chaque mois jusqu’en décembre. Avec la réforme, pour cette année 2021, il n’y a eu qu’un seul examen pour le moment. Celui du mois de mars. Cet examen, c’est pour ceux qui devraient composer en décembre 2020 puisqu’entre temps, l’examen a été suspendu. Je demande aux candidats de prendre patience. C’est une nouvelle réforme…», confie tout de même celui-ci. Les démarches de la rédaction pour avoir le son de cloche du Dg Anatt, ont été vaines. Message et appels sont restés sans suite. Seulement de sources proches de l’homme, le 29 juin prochain, le 1er examen de l’année 2021, sera organisé, soit trois mois après celui de mars. N’en demeure, la démotivation et le souci d’oublier les notions, et donc, d’échouer à l’examen après avoir investi plus de 150 euros, inquiètent.

 

Mike.M

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