Polémique autour de la dissolution du Fitheb: Jean Michel Abimbola éclaire l’opinion

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A travers une séance d’échange avec les acteurs du monde théâtral du Bénin élargie aux hommes des médias, le Ministre en charge du tourisme, de la culture et des arts a voulu lever un coin de voile sur le contexte de la dissolution du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) et la création du Centre national de théâtre (Cnt). La rencontre a eu lieu, mardi 18 mai 2021, à la salle VIP du ministère.

 

A l’annonce de la nouvelle ayant trait à la dissolution du Fitheb et son remplacement par le Centre national de théâtre, remous et chuchotements ont eu droit de cité dans le rang des acteurs directement concernés par cette réforme. Chacun y est allé par ses moyens pour répandre dans l’opinion, des commentaires étiquetés par une diversité de ressentis. Pour appeler les uns et les autres à un sens de compréhension de la réelle vision du chef de l’Etat sur le sujet, le Ministre du tourisme, de la culture et des arts, de concert avec son cabinet, a jugé utile de rencontrer les acteurs de théâtre pour leur expliquer davantage en quoi consiste cette nouvelle réforme relative à la création d’un Centre national de théâtre en remplacement du Fitheb. Cette  rencontre élargie aux hommes des médias devait permettre aux uns et aux autres de savoir les tenants et aboutissants de la création du Cnt et de la dissolution du Fitheb. « Il faut savoir que le Fitheb depuis trente ans était l’épicentre du théâtre africain. Mais malheureusement, notre Fitheb est devenu, ces dernières années, peu attractif, sans public.  Quelles en étaient les causes ? Les causes sont multiples et multiformes. Nous pouvons dire qu’il y avait un mauvais management général des différentes directions qui se sont succédé. Des difficultés de gouvernance se faisaient constantes. Nous avions eu, finalement, pour les dernières éditions de la biennale, des choix plus pertinents avec les spectacles invités qui n’ont pas pu être opérés. Cela s’est manifesté par une désaffection du public, la perte de confiance des partenaires internationaux, et surtout, nous avons constaté des dettes liées à l’organisation des différentes éditions du Fitheb. Et sur la dernière, nous avons contracté plus de 145 millions de dette, sur un budget prévisionnel d’environ 200 millions de francs Cfa », diagnostique Jean Michel Abimbola pour exposer à la face du monde les raisons fondamentales qui ont conduit à la dissolution du Fitheb. A en croire l’autorité ministérielle, la Biennale n’est pas dissoute, mais c’est plutôt l’office Fitheb en tant qu’institution qui n’existera plus. « Le Festival Fitheb en tant qu’événement continue d’exister, mais fera désormais l’objet d’une organisation saine et plus attractive que tout ce que nous avons observé jusqu’à la dernière édition. Et c’est le Cnt qui se chargera de le faire en coordination avec l’Agence nationale des évènements culturels, sportifs et des manifestations officielles (Anecsmo).  Pour ce qui concerne le conseil artistique qui sera l’organe scientifique en charge des travaux techniques au sein du Cnt, les membres sont déjà connus. Entre autres, Nicolas Houénou de Dravo, Humbert Olatoundji Boko, avec à leur tête le géant metteur en scène Tola Koukoui pour ne citer que ceux-là. Quant au conseil d’administration de la nouvelle institution, les membres seront connus sous peu avec les différentes nominations qui seront prononcées dans les prochains jours par le chef de l’Etat.

 

Teddy GANDIGBE         

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