Célébration de la mémoire de Robert Nesta Marley à L’Uac: Les K-sseur tiennent en haleine la communauté estudiantine

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(Malgré l’interdiction, l’odeur de l’herbe a envahi)  

Le étudiants de l’Université d’Abomey Calavi (Uac) ont, comme à l’accoutumée, sacrifié à la tradition de la célébration de la vénérable mémoire du prophète du rythme reggae, Robert Nesta Marley alias ‘’Bob Marley’’. C’était mardi 11 mai 2021.

 

Tout laissait entrevoir déjà une belle célébration au portail du haut lieu du savoir. Les fanatiques de cette fête, aux environs de 22 heures affluaient la façade de l’Uac. Tous parés de la légendaire vert, jaune et rouge avec sur leur tête des coiffures peu ordinaires ou des dread locks bien filés, ils s’activaient à s’arracher comme de petit pain les billets d’entrée dont les prix variaient entre mille francs cfa et cinq milles franc. Puisque l’équipe d’organisation de l’Ensemble artistique et culturel des étudiants (Eace), contrairement aux années précédentes, a pensé rentabiliser pour le compte de cette édition 2021 qui se veut être la quarantième année de décès de l’emblématique Bob. A l’intérieur du campus universitaire, les orientations vers l’espace du spectacle, le traditionnel terrain de hand Ball, sont assurées par la police universitaire très organisée. Vers minuit, l’orchestre de l’Eace s’installe avec le chœur et le jeune lead vocal Monaz. Pour planter le décor un beau et riche répertoire du prophète est exécuté pour soulager et stimuler le chaleureux public qui venait de subir l’épreuve de la longue attente. Avec Monaz, le jeune artiste de l’Eace, les spectateurs ont eu droit à une prestation séduisante, sauf que sa jeune expérience et son souci du rendu exact des textes à travers les différents morceaux ne lui ont pas permis d’emballer et d’emporter véritablement son public. Des manques de modulations par endroit le non-respect des breaks dans les chansons ainsi que le cri qui affluaient la prestation de l’artiste ont laissé, dans le rang du public, les sachant sur leur soif.

« Au lieu de chanter moi j’ai l’impression qu’il crie. Et il est trop attaché à la prononciation des mots dans les morceaux ce qui le garde prisonnier et le prive de certaines variations qui normalement pouvaient faire de lui la vedette de la soirée » critique un groupuscule de spectateurs qui se contentaient de la prestation de Monaz. Lorsque c’est le tour de Brice le Phénix, qui est appelé à offrir le répertoire de Locky Dube à la foule, l’effervescence du début de spectacle a monté d’un cran. Lui il est un ancien de l’Eace et la communauté estudiantine le connaissait déjà pour sa tenue de scène. Et à l’occasion, il a juste confirmé son talent au public débordant d’enthousiasme.

  Le vent qui soufflait était chargé d’odeur d’herbe…

 L’université a interdit il y a quelques années en arrière la consommation de tout type de stupéfiant à l’occasion de la célébration de cette fête. Et l’Eace, depuis les récentes organisations de cette commémoration s’est plié à ce principe et interdisait rigoureusement la consommation de tout excitant aux abords de l’espace de spectacle. Et cette même rigueur est observée au début du spectacle. Mais au beau milieu, au moment même où la grande messe du déroulement des morceaux est à son point culminant, l’odeur s’est invitée à la fête et pendant que le spectacle se déroulait sur le géant podium bien éclairé, un mini spectacle s’est organisé entre les consommateurs à quelques environ 20 mètre du terrain de hand. Bidon jaune au sol, des métaux en main, ils jouaient et dansaient à rompre des reins, joint à la bouche avec beaucoup de fumées. Chose qui montre que ce fait est un état d’esprit qui ne saurait manquer à cette fête mais qu’on peut encadrer pour épargner les désagréments.

 

Teddy G  

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