Reconduit à la tête du Syntra-Justice: Le diagnostic peu reluisant de Cakpo Béssé

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Le Syndicat national des travailleurs de la justice (Syntra-Justice) a organisé vendredi 30 avril 2021, son deuxième congrès ordinaire cumulé au dixième anniversaire de la création dudit syndicat. Les travaux qui se sont déroulés à la Salle d’Audience de la cour d’appel de Cotonou autour du thème : « Dialogue social : satisfaction ou résignation des travailleurs », ont abouti à la reconduction du Secrétaire général Kuassi Cakpo Béssé à la tête de l’organisation pour les cinq prochaines années.

 

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En reprenant les rênes du Syndicat national des travailleurs de la justice (Syntra-Justice), le Secrétaire général, Kuassi Cakpo Béssé s’est livré à un bilan des cinq années d’exercice par le régime de la Rupture. Et à l’en croire, « la moisson n’a pas été du tout fructueuse en cinq (5) ans de rupture et c’est avec ce sentiment d’amertume que nous entrons dans un nouveau mandat ». Pour le Secrétaire général,  les cinq (5) dernières années ont été la pire période vécue par les travailleurs béninois en général et ceux de la maison justice en particulier, « période de polémiques de tous genres, de misères, de ruse et de rage, mais également de rupture du dialogue et des bonnes relations entre les autorités et les partenaires sociaux ». Il n’en veut pour preuves que la non organisation d’aucun concours professionnel, la non adoption d’aucun plan de formation ; la non validation d’aucun cadre organique ; la non adoption d’aucun statut particulier; le blocage du paiement des rappels au Ministère de l’économie et des finances ; le blocage de l’adoption du statut particulier des corps des personnels des services judiciaires depuis 2016 au Ministère du travail et de la fonction publique ; le non payement aux périodes indiquées, des avancements, rappels et reclassements et le non alignement des montants des primes sur ceux des autres ministères, ainsi que la non prise en compte des travailleurs qui sollicitent des changements de corps pour s’adapter aux réalités du secteur de la justice. Il dénonce par  la même occasion, l’affectation huis-clos dans des institutions d’exception d’une catégorie des agents et recommande la rétrocession de toute sa légitimité et tout son sens, à la seule commission chargée des mutations en choisissant dorénavant de rester au-dessus de la mêlée.

Appel au dialogue

Si le Sg/Syntra-Justice reconnaît qu’un effort est fait pour des recrutements dans la magistrature et chez les greffiers, il attire cependant l’attention du gouvernement sur la situation des agents stagiaires académiques et le cas des éducateurs de l’éducation surveillée, exerçant dans des structures complètement inadaptées et inadéquates à leur formation. Il a exprimé son mécontentement face la demande d’explication adressée aux travailleurs pour être rentrés chez eux à l’occasion des évènements de mai 2019. Abordant son nouveau mandat, le secrétaire général a laissé entendre que le combat sera rude. « Nous ne nous laisserons plus faire. La satisfaction de nos revendications ou rien », lancera le Sg. Il appelle donc à un dialogue franc, un indicateur qui renseigne le dernier agent sur l’évolution des satisfactions des revendications.

 Au cours de la cérémonie, les représentants du patronat, de la Cgtb, de la Csub, de la Cstd sont tous montés au créneau pour dénoncer le mutisme du gouvernement dans la satisfaction des revendications des travailleurs. Ils seront rassurés par le représentant du Garde des Sceaux qui a fait montre de toute la bonne foi du gouvernement. Une communication a été présentée sur le thème du congrès par le Sg Hermane Chabi.

Thomas AZANMASSO

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