Recherche et innovation au Bénin :L’Ird, la Dgrsi et l’Adsc mobilisent autour des défis

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L’Institut de recherche pour le développement (Ird) a organisé en partenariat avec la Direction générale de la recherche scientifique et de l’innovation (Dgrsi) et l’Agence de développement de Sèmè City (Adsc) un rendez-vous scientifique dénommé “Café de la science“ ce mercredi, 28 avril 2021. La présente rencontre qui s’est déroulée dans les locaux de Sèmè One à Cotonou a permis à la communauté scientifique de débattre des défis liés à la recherche et l’innovation au Bénin…

« Sèmè City, la recherche et l’innovation au Bénin », c’est le thème autour duquel se sont articulés les échanges au cours de cette rencontre scientifique qui s’est déroulée à Sèmè One, premier campus d’innovation de Sèmè City. Co-organisée par l’Ird, la Dgrsi et l’Adsc, la présente initiative vise à mobiliser la communauté scientifique autour d’une question d’intérêt général : la recherche et l’innovation au Bénin. A travers deux panels animés par des acteurs du monde de la recherche et des responsables des structures d’appui à la recherche, il a été évoqué « l’état des lieux des politiques en matière de recherche et d’innovation au Bénin » et « la recherche et l’innovation à l’Agence de développement de Sèmè City ». Dans sa présentation sur la situation de la recherche au Bénin, le Directeur général de la recherche scientifique et de l’innovation, Innocent Bokossa a précisé qu’une place de choix doit être dédiée à la recherche dans les programmes de développement au regard de son impact. A l’en croire, la recherche au Bénin date de l’époque coloniale et était centrée sur le développement du palmier à huile qui a, d’ailleurs, été pendant plus d’une décennie la première richesse du pays. Au lendemain de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, la recherche va s’étendre à d’autres domaines avec la création d’universités et autres structures dédiées dont le Centre béninois de la recherche scientifique et technique (Cbrst) et des structures d’appui comme l’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation technologique (Abevrit). Le système national de la recherche se mettait ainsi en place, selon Innocent Bokossa. Selon ce dernier, le Bénin finira par se doter d’un document de politique nationale de recherche en 2006 après un état des lieux réalisé par l’Agence universitaire de la Francophonie. Bien qu’il soit adopté en Conseil des ministres, le document ne sera malheureusement pas appliqué faute d’un plan stratégique d’opérationnalisation, précise-t-il. Si les dispositions légales en vigueur reconnaissent que la recherche se fait au 3ème degré de l’enseignement supérieur, elle est réalisée dans presque tous les départements ministériels. Pour lui, le Bénin devra se doter d’une nouvelle politique nationale de recherche.

L’UE et l’IRD en appui à la recherche au Bénin

Pour le Représentant résidant de l’Ird, Florent Engelman, l’Institut se positionne comme un instrument de diplomatie scientifique qui promeut une recherche pluridisciplinaire de haut niveau. A travers des programmes scientifiques centrés sur l’homme et son environnement, l’Ird entend contribuer au développement durable des pays du sud. Ceci, grâce à un réseau au Sud et en Outre-Mer, renforcé des dispositifs de recherche en partenariat. Dans son intervention, le Chef de coopération à la Délégation de l’Union européenne au Bénin, Ruben Alba Aguilera a évoqué les différentes actions d’appui de l’UE à la recherche au Bénin. Des programmes et initiatives aux subventions et système de bourses, il a fait savoir que l’UE fait de la recherche, un pilier incontournable dans le processus de développement. Quant à Achille Massougbodji, membre du Conseil d’administration de l’Adsc, il a démontré comment l’Afrique passe du mimétisme à l’innovation avec un effort d’organisation. De la recherche en partenariat et ses implications, il a souligné la nécessité du strict respect des exigences scientifiques et éthiques dans l’exécution des activités de recherche. Après avoir évoqué les défis de valorisation et d’appropriation des résultats de recherche, il a déclaré qu’il importe d’aller vers une politique volontariste. Le second panel s’est intéressé à la recherche et l’innovation à l’Adsc. Très ravi de l’initiative, le représentant du ministre de l’enseignement supérieur a précisé que la recherche et l’innovation constituent un pilier de la politique de développement du Bénin. Quant au Prof Thierry d’Almeida, représentant la Dg/Adsc, il a fait savoir que l’avenir des nations dépend de la recherche et de l’innovation.

A.B

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