Deuxième mandat de Patrice Talon : Les attentes des producteurs agricoles

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A l’issue du scrutin présidentiel du 11avril dernier, le président Talon et sa colistière Mariam Chabi Talata Zimé ont été élus au premier tour par 86% des voix. Pendant donc les cinq prochaines années, ils vont définir et conduire la politique de développement général de l’Etat durant un second mandat qui présente assez de défis à relever car le <<développement ça y est>>. Dans cette espérance, toutes les couches socioprofessionnelles attendent beaucoup de ce mandat qui se veut un mandat de consolidation des acquis des réformes engagées au sommet de l’Etat au cours du mandat précédent et de continuité de la dynamique de développement. Les producteurs agricoles, par le biais du président de leur faîtière, ont exprimé ce qu’ils attendent de ce second mandat de Talon. Faisant le point des avancées dans le secteur agricole, Athanase Aguiya, exploitant agricole et président de la Fédération des unions des producteurs du Bénin (Fupro-Bénin) a reconnu les efforts faits par le Gouvernement ces cinq dernières années. D’après ses propos, depuis l’avènement du régime de la Rupture, une attention toute particulière a été accordée à l’agriculture dans son ensemble étant donné que le Chef de l’Etat ambitionne faire de ce secteur le levier de la croissance économique. Ainsi, depuis lors, les producteurs ont à leur disposition des intrants agricoles de qualité et au prix abordable et un encadrement soutenu. Le record cotonnier jamais atteint, enregistré cette année, est le fruit des réformes mises en place dans le secteur. <<Cependant, tout n’est pas rose>> a souligné, Athanase Aguiya. Selon lui, l’accompagnement financier promis et accordé par l’Etat à travers la création du Fonds national de développement agricole (Fnda) a du plomb dans l’aile quant à sa mise en œuvre sur le terrain. A en croire ses explications, l’Etat a honoré ses engagements en mettant à la disposition des banques, chargées de la mise en œuvre, des milliards de Francs CFA, mais malheureusement les petits producteurs notamment n’arrivent pas à en bénéficier. Les conditions d’octroi de cette subvention exigent des garanties et un certain nombre de pièces non accessibles aux petits exploitants alors que l’agriculture familiale occupe une place de choix dans le secteur agricole. Beaucoup de producteurs semblent être exclus de ce Fond, qui se veut un véritable outil de développement de l’agriculture,  parce que ne remplissant pas les conditions. Face à la réticence des banques, Athanase Aguiya plaide pour l’assouplissement des conditions en vue de faire bénéficier le plus grand nombre de producteurs et  le suivi de l’Etat. Ce n’est qu’à ce seul prix que le Fonds pourra contribuer réellement à accroître la production agricole au Bénin. <<Les banques sont disposées à financer les commerçants parce qu’ils ont de garantie, mais les producteurs non. Si on peut revoir les procédures en tenant compte du calendrier agricole et permettre aux agriculteurs d’être en phase avec la saison, ce serait bien>> a-t-il suggéré. Il sollicite l’intervention du Gouvernement afin que ce Fonds n’aille pas financer les activités commerciales des commerçants. Hormis ce flottement au niveau du Fnda, Athanase Aguiya a conclu sans fausse modestie que Patrice Talon est le meilleur président qu’ait connu le Bénin depuis les indépendances. Il l’a invité à continuer sur cette même lancée.

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Fernand Kinmahou

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