Présidentielle 2021 et droits de l’homme: Cbdh: le son de cloche attendu

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 Le scrutin présidentiel s’est déroulé dimanche, 11 avril 2021. Et déjà, la plupart des missions d’observation et de monitoring font part des constats faits sur le terrain. Pendant ce temps, la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) ayant assuré le monitoring des droits de l’homme n’a toujours pas fait de déclaration…

 

Qu’en est-il de la situation des droits humains durant le scrutin présidentiel du dimanche ? Si la plateforme électorale des Organisations de la société civile a, à travers une série de déclarations, évoqué quelques cas, la déclaration de la Commission béninoise des droits de l’homme est plus que jamais attendue. En effet, à travers le projet appuyé par le Gouvernement béninois, l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Association francophone des Commissions nationales des Droits de l’Homme, la Commission béninoise des Droits de l’Homme a  procédé à l’observation et le monitoring des droits de l’homme durant le scrutin présidentiel. Des délégués ont donc été déployés dans toutes les 77 communes du Bénin ainsi que des coordonnateurs départementaux et des commissaires membres de la Cbdh sur l’étendue du territoire national. “Les équipes déployées sur les sites ne feront pas de l’observation classique des élections qui n’est pas du mandat de la Commission mais feront la surveillance des Droits de l’Homme au cours du processus. Cette surveillance appelée le monitoring consiste en la collecte active, la vérification et l’usage immédiat d’informations afin d’améliorer la protection des droits de l’Homme » avait précisé Serge Prince Agbodjan. Les moniteurs et commissaires ont eu donc le privilège de  s’informer sur des faits et incidents, visiter les centres et postes de vote, s’entretenir avec les acteurs et tenter de solutionner des situations afin d’assurer en toutes circonstances la garantie et le respect des droits humains. Les équipes déployées sur le terrain étant reliées à la salle de situation installée au siège de la Commission à Cotonou, le premier point des constats faits ne devrait point tarder. Mais jusqu’à ce jour, c’est le calme plat du côté de la Cbdh. Faut-il le préciser, la Commission a reçu les félicitations du Président de la Cour constitutionnel qui s’y était rendu le jour du scrutin. De même, selon le rapporteur de la Cbdh, la salle de situation est également en liaison avec la plateforme de la société civile et la Cena pour la prise en compte des difficultés rencontrées sur le terrain. Alors que la Cena livre déjà les chiffres provisoires et la plateforme électorale des Osc a fait déjà le point, rien ne semble venir du côté de la Cbdh. La réaction de la Commission est donc vivement attendue quant à la situation des droits de l’homme durant le processus électoral.  Faut-il le rappeler, le projet a permis de choisir et former des jeunes observateurs aux normes et bonnes pratiques du guide INDH et processus électoraux et ses fiches de suivi ; le déploiement des jeunes observateurs dans les centres de vote, le monitoring des droits de l’homme durant le processus, la mise en place d’une salle de situation, la réception et traitement des plaintes liées à la violation des droits humains et la présentation d’un rapport au terme du processus. Notons que la Cbdh entend faire des recommandations au terme du processus afin que, dans un consensus, les dispositions crisogènes soient extirpées des lois dont l’application fait l’objet de discorde. Le son de cloche de la Cbdh est donc vivement attendu.

A.B

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