8ème édition des trophées ‘’Femme de feu’’: Vigan Florence distinguée dans la catégorie Femme d’exploit

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(Brave Dame très appréciée après son poignant témoignage…)

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Les trophées ‘’Femmes de Feu’’, organisés chaque deux ans par la structure d’événementiel et de communication ‘’Publicime groupe’’, ont dressé à nouveau le tapis rouge à huit (08) vaillantes femmes pour le compte de l’édition 2021. La cérémonie officielle consacrant cette distinction honorifique s’est déroulée à la somptueuse salle bleue du Palais des Congrès de Cotonou, samedi 27 Mars 2021. 

C’est le mois de la femme, mars, que Carina Bertin et son équipe du groupe Publicime ont choisi pour porter le laurier de la détermination à huit vaillantes femmes au cours de la soirée de distinction des Trophées ‘’Femmes de Feu’’. Samedi 27 mars 2021, un long tapis était dressé pour les invités de marque et les heureuses lauréates des trophées ‘’Femmes de Feu’’ à la devanture de la salle bleue du Palais des congrès. Dans une ambiance de fête et au milieu d’un harmonieux mélange de spectacles d’attraction, les participants à la soirée de distinction des trophées ‘’Femme de Feu’’ sont accueillis par des sentinelles toutes souriantes et très enthousiasmées qui se tenaient debout aussi bien à l’entrée qu’à l’intérieur de la salle. C’était la huitième fois que Carina Bertin, la promotrice des trophées ‘’Femme de feu’’ décernait ce précieux sésame à des femmes de grandes valeurs sélectionnées dans divers secteurs d’activités. Du domaine du sport à celui des médias en passant par l’artisanat, les prestations sociales et autres corps de métiers qu’on ne saurait citer, des femmes qui ont de la force dans l’âme, sur des critères bien fins, sont sélectionnées pour le couronnement.

Le clou de la soirée, c’est la seule femme artisane retenue dans le lot des lauréates qui a forcé l’admiration. Dame Vigan Florence, du haut de sa cinquantaine est l’une des rares femmes au Bénin à s’adonner au métier de fondeur. Mère de cinq enfants, Vigan Florence fabrique les marmites en aluminium depuis plus de trente ans. Un métier d’homme qu’elle a choisi, dans la fleur de l’âge, d’apprendre et d’exercer avec dextérité contre tout aléa d’invectives venant à l’époque des femmes comme elle, alors qu’elle était déjà mère de deux enfants, Ariane et Teddy.  Son aînée, elle l’a  eue lorsque  qu’elle était en classe de quatrième.

Mais ce qui retient l’attention ce n’est pas le métier d’homme qu’elle a choisi de faire. Ses témoignages donnés en projection sur écran géant lors de la soirée retracent les conditions émouvantes dans lesquelles elle a pu opérer son choix pour en arriver là où elle se trouve actuellement. « Avant de choisir ce métier qui me vaut aujourd’hui ce couronnement dont je suis fière, j’étais déjà en concubinage avec mon mari, alors directeur d’école, et nous avions déjà deux enfants. Ce dernier, paix à son âme, m’interdisait toute activité, à tel point que quand je cherche à entreprendre quelque chose, il s’y opposait frontalement. Et c’est des disputes tout le temps. C’est ainsi qu’un jour j’ai décidé de rejoindre mes parents pour apprendre un métier. Lorsque je suis partie voir mon père pour lui dire que c’est le métier de fondeur que je souhaite faire, l’étonnement et le doute n’ont pas tardé à apparaître sur son visage. En ce moment, toutes les expressions aussi bien physique que langagière qui venaient de lui  portaient un doute énorme sur mon choix. Cependant, il ne s’y est pas opposé. Et quand j’ai commencé l’apprentissage, j’étais pratiquement la risée de presque toutes les jeunes filles de ma génération, pourtant mon ardeur était restée inébranlable jusqu’à ma libération par mon patron qui lui aussi au début n’a fait l’ombre d’aucune foi en ma détermination. C’est donc ce métier que j’ai fait jusqu’à l’heure où je vous parle. Ça m’a permis d’élever mes enfants toute seule sans l’aide de qui que ce soit et aujourd’hui parmi eux, j’ai une juriste de formation et un journaliste-enseignant de français dans les lycées et collèges de Cotonou qui se trouve même ici dans la salle. Je dirai aux jeunes filles d’aujourd’hui de tout faire pour savoir faire quelque chose avant de chercher à rejoindre le toit d’un homme et surtout de ne pas se laisser intimider » à ces déclarations de dame Vigan Florence, la salle bleue du palais des congrès dans son entièreté n’a pas pu se retenir d’un long moment d’applaudissement en mode standing Ovation appuyé d’une clameur chargée d’enthousiasme et de gaieté. « C’est vraiment une femme battante !  Elle mérite bien ce qui lui arrive en ce moment ! » Hurlaient de façon clairsemée quelques tierces personnes dans le public.

Entre autres femmes primées à l’occasion, on peut citer la chevronnée animatrice radio-télé  et présentatrice live, Inès Facia alias ‘’Tata Inès’’ (catégorie Femme de média). Dans le lot, on peut aussi compter la jeune sportive originaire de la cité lacustre de Ganvié, Elodie Kouhodi (catégorie femme de sport). Dans la catégorie Femme leader d’ailleurs c’est la marraine de la soirée elle-même, Camara Dado, qui est la nominée, l’une des vaillantes et rares femmes, Directrice de publication du journal ‘’L’annonceur’’ uniquement animé par des femmes. Pour ce qui concerne la catégorie des femmes entrepreneures c’est dame Adizath Idrissou Bouko qui était à l’honneur. Et le regard est désormais tourné vers la prochaine édition qui s’annonce éclatante selon les propos de la promotrice Carina Bertin.

Teddy GANDIGBE 

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