34è anniversaire de la naissance de l’art martial au Bénin: Rogatien Gbégan ravive ce sport à Bohicon

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Les disciples du Shorin-Shorei réunis autour du grand-maître,  Rogatien Gbégan, ont célébré avec faste la noce d’ambre de la naissance de l’art martial au Bénin. Bohicon, la capitale de ce sport, a été choisie pour abriter l’évènement le samedi 27 mars dernier. Venus de tous les départements, les Shorin-Shorei Ryu ont fait découvrir, au grand public, les techniques de combat de cet art japonais. C’était en présence de Me Rufino d’Almeida, maire de Bohicon.

 

Au cours de cette kermesse à laquelle ont pris part les jeunes, les adultes et une pépinière d’enfants, le public ne s’est pas ennuyé. Sous la coupole du grand-maître, Rogatien Gbégan, les disciples de Shorin-Shorei l’ont gavé de plusieurs phases de démonstrations accompagnées de scénarios divers et des techniques qui caractérisent cet art. Dans un enchaînement coordonné, ils ont prouvé aux autorités communales leur  niveau de maîtrise qui concorde avec la ceinture portée. Tout ceci en hommage au grand-maître, celui par qui l’art martial a vu le jour à Bohicon avant de se répandre un peu partout sur le territoire national. Après la catégorie des jeunes apprenants toutes ceintures confondues, les pratiquants de haut niveau, tous des maîtres, ont pris d’assaut la scène pour tenir le public en haleine pendant soixante bonnes minutes. Du Shorin-Shorei authentique fait de combats corps à corps soit pour se défendre face à des adversaires ou malfaiteurs. Parmi les différents tableaux présentés, celui dit « escalier » exécuté par les pratiquants sous la direction de maître Hiro Sènahoun, assistant du grand-maître a le plus émerveillé la foule qui l’a manifesté à travers de ovations bien nourries. Les invités et  autorités présents n’étaient pas aussi du reste. Selon eux,  c’est un pur délice de découvrir les techniques faites de précisions et de puissance. La rigueur, la discipline et l’esprit de précision que le grand-maître insuffle à cet art depuis 34 années sont bien perceptibles à travers les différents tableaux présentés. La concentration et la rapidité sont des éléments qui  ont été utilisés par les pratiquants. Séduit, le maire de Bohicon, Me Rufino d’Almeida a promis de prendre en charge l’organisation des prochaines rencontres en vue de faire rayonner davantage cet art.   Rogatien Gbégan, le grand-maître salue la démarche de l’autorité communale et sollicite l’appui des personnes de bonne volonté afin que l’art martial soit sorti des sentiers battus. Pour le grand-maître, l’un des précurseurs de cet art au Bénin,  « le Shorin-Shorei Ryu est avant tout un sport mais qui plus est, est un art de combat avec des réalités cachées dans les techniques de combat pour plus d’efficacité ». Il explique qu’il favorise l’auto-défense et donne les moyens à son pratiquant même seul au milieu des assaillants de prendre le dessus et d’être toujours victorieux. Le grand-maître et ses disciples assurent que le Shorin-Shorei n’est pas une discipline fermée. Bien au contraire. Elle reste ouverte à toute personne qui désire l’apprendre et la pratiquer. Il a pris corps à Bohicon en 1987 avec l’ouverture du premier Dodjo suite au départ de son maître l’africano-Japonais. Ainsi, Formé et rodé dans le Shorin-Shorei Ryu par ce dernier, Rogatien Gbégan s’est lancé dans la formation et la détection des talents. Pendant tout ce temps, il a travaillé dans la discrétion et aujourd’hui cet art martial est répandu sur tout le territoire national grâce à son dynamisme et à son efficacité.

 

Fernand Kinmahou

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