PNUD/Séances de dissémination: Le Rapport mondial sur le développement humain en débat

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Le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) organise du 23 février au 8 mars 2021, une série de séances d’échanges approfondies sur le Rapport mondial sur le développement humain, au sein des institutions et organisations publiques et parapubliques ainsi que les organisations de la société civiles à tous les niveaux. La cérémonie officiellement de lancement s’est déroulée mardi 23 février 2021, à l’Infosec à Cotonou.

 

Portant sur la dissémination du Rapport mondial sur le développement humain (Rdh) 2020, dont le thème de cette année porte sur « le développement humain et l’anthropocène : la prochaine frontière », les séances d’échanges sont organisées, en vue de permettre une large diffusion des recommandations ressorties dudit Rapport. Une dissémination qui fait suite au lancement au niveau du Bénin, intervenu le 21 Décembre 2020,  du Rapport qui se veut un appel vibrant aux dirigeants du monde entier à prendre davantage conscience des risques que court la planète Terre, risques qui se manifestent par des défis allant du changement climatique, à l’effondrement de la biodiversité en passant par l’accroissement des inégalités, face à l’ampleur et la vitesse de la pression humaine sur elle. Le Rapport fait valoir que cette situation pourrait faire basculer l’humanité dans les prochaines années, dans une nouvelle ère géologique, I’Anthropocène et dans laquelle l’Homme est l’acteur central.

Selon le représentant résident du Pnud au Bénin, trois (03) messages se dégagent du Rapport. Premièrement, fait-il savoir, la survenue et l’expansion de la pandémie du COVID-19 a exacerbé une myriade d’inégalités dans le développement humain. La Covid-19 s’est rapidement répandue dans un monde interconnecté, prenant racine partout où il a atterri et prospérant en particulier dans les fissures des sociétés, paralysant ainsi les efforts pour contrôler le virus. Deuxièmement, les déséquilibres planétaires et les déséquilibres sociaux s’exacerbent mutuellement. Troisièmement, du fait des nombreuses pressions de l’activité humaine sur la nature, l’environnement et l’écosystème, la civilisation humaine entre maintenant dans une nouvelle époque géologique, l’Anthropocène: Le rapport soutient, affirme Mohamed Abchir Aouale, qu’en basant le développement humain sur le respect des exigences de la nature, il est relevé trois défis à l’ère de l’Anthropocène : l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, la protection de la biodiversité et le bien-être humain pour tous. Il recommande donc l’intégration du développement humain -y compris les systèmes sociaux et économiques – dans les écosystèmes et la biosphère, en s’appuyant sur une approche systémique des solutions fondées sur la nature.

Pour le représentant résident, les analyses du Rapport arrivent à la conclusion que l’approfondissement du développement humain a beaucoup à apporter afin de remédier à « notre paralysie collective face à un changement planétaire alarmant ». En cela, souligne-t-il, le Rapport propose une gamme de recommandations de politiques à mettre en œuvre au niveau national, en liaison avec les réformes nécessaires à opérer au niveau de la gouvernance mondiale. Au nombre de ces recommandations, mentionne-t-il, l’approche de l’anthropocène et celle du développement humain se renforçant mutuellement.  Le Rapport recommande d’utiliser le cadre du développement humain pour sauvegarder la planète. Ainsi, faudrait-il veiller à ce qu’en œuvrant pour le développement humain, l’interaction entre les populations et la planète soit prise en compte. En deuxième lieu, il faut veiller à l’élaboration de politiques cohérentes pour que les pays et les peuples réussissent dans l’Anthropocène. Ceci, en tenant compte du fait que les plus défavorisés ont besoin d’une assistance supplémentaire pour surmonter les barrières et les discriminations dont elles sont victimes.

Tout en exprimant sa reconnaissance aux participants,  Mohamed Abchir Aouale a fait état de l’importance de contribution de tous pour permettre au Bénin, de bien gérer cette transition vers l’anthropocène.

 

Thomas AZANMASSO

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