Projet pilote d’estampillage des œufs de table au Bénin: Le PARASEP soutient les travaux du comité de suivi

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Le Bénin, grâce au projet UNAP-Biosécurité financé par l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD) par le biais du Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (PARASEP), a lancé un projet pilote d’estampillage des œufs de table. En vue de réussir la mission à eux assignée, les parties prenantes ont tenu une séance de travail, vendredi 12 février 2021.

 

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Les 12 aviculteurs bénéficiaires d’estampilleuses, les vétérinaires, les représentants des Directions départementales de l’Agricultures, de l’élevage et de la pêche (DDAEP), les cadres de la Direction de l’élevage ainsi que les membres du comité de suivi du processus d’estampillage des œufs mis en place, par la note de service n°017/MAEP/DC/SGM/DE/SA du 22 janvier 2021, ont tous répondu présents à cet atelier de travail qui les a réunis à la Direction de l’élevage. A l’entame de cet important rendez-vous de travail, le coordonnateur du projet Unap Bénin Biosécurité, Dr Carlos Quenum, a renseigné sur le bien-fondé de la séance. « Cet atelier de travail a pour objectifs de nous permettre de nous connaître davantage ; recueillir les observations des bénéficiaires d’estampilleuses sur le fonctionnement de ces appareils ; mettre en place une stratégie de travail et recueillir les contributions des uns et des autres pour que notre mission soit une réussite », a-t-il affirmé.

Les bénéficiaires d’estampilleuses s’inquiètent, Dr Carlos Quenum rassure

Les participants à cette séance de travail ont ensuite lu la note de service n°017/MAEP/DC/SGM/DE/SA du 22 janvier 2021 portant estampillage des œufs de table et mise en place du comité de suivi du processus d’estampillage. Ensuite, il y a eu les observations faites par les 12 aviculteurs bénéficiaires d’estampilleuses sur le fonctionnement de ces dernières. Après une première utilisation, plusieurs inquiétudes ont été soulevées. Il s’agit de la nécessité de mobiliser deux ou plusieurs travailleurs pour s’occuper de la machine d’estampillage, ce qui engendre des coûts supplémentaires à la production ; la lenteur des appareils d’estampillage, ce qui constituerait un sérieux handicap aux éleveurs qui doivent estampiller d’importantes quantités d’œufs ; la nécessité de trier les œufs selon leur grosseur et de régler l’estampilleuse chaque fois que la grosseur varie ; secouer des fois l’encre avant le rallumage pour que l’inscription soit lisible ; etc.

Le coordonnateur du projet Unap Bénin Biosécurité a rassuré les bénéficiaires tout en leur rappelant que l’objectif du comité de suivi du processus d’estampillage des œufs de table n’est autre que celui de rendre fidèlement compte des observations issues des réalités sur le terrain et de proposer des pistes de solutions aux autorités compétentes afin que ces dernières prennent des décisions en tout état de cause. De ces explications, il ressort qu’il est important d’associer les bénéficiaires d’estampilleuses autant que ceux qui n’en disposent pas afin que les recommandations qui seront faites prennent en compte les intérêts de toute la corporation.

Le certificat de salubrité : la traçabilité de la ferme dans les assiettes  

Pour finir, la cheffe division Contrôle aux frontières à la Direction de l’élevage, Dr Karamatou Wabi-Agbé a renseigné les 12 bénéficiaires d’estampilleuses sur le processus d’estampillage et la redevance à payer pour se voir établir un certificat de salubrité qui est à 10 FCFA par plateau d’œufs. Sur ce dernier point, les aviculteurs ont fait observer le risque d’une augmentation des coûts de production des œufs alors que les autres éleveurs ne le payent pas. Dr Karamatou Wabi-Agbé a saisi l’opportunité de leurs observations pour rappeler aux participants l’objectif premier qui est la professionnalisation de l’aviculture au Bénin. Tout en renseignant que le certificat de salubrité permet aux aviculteurs d’exporter leurs productions, la cheffe division Contrôle aux frontières à la Direction de l’élevage a insisté sur le fait que c’est ensemble que tous les acteurs de la filière aviculture, associés aux responsables administratifs et dirigeants, trouveront le juste milieu pour le bonheur des consommateurs béninois.

A l’issue de la séance, les participants ont affiché leurs satisfactions et ont indiqué qu’ils aimeraient que cela se renouvelle assez fréquemment, même si un forum a déjà été mis en place pour qu’ils soient tous au même niveau d’informations.

Le Projet d’Appui au Renforcement des Acteurs du Secteur Privé (PARASEP) est cofinancé par l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement (AFD).

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