Deuil à la presse béninoise: Kotchikpa Patient Atcho conduit à sa dernière demeure

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Kotchikpa Elie Patient Atcho (43 ans) repose depuis ce samedi 13 février 2021 au cimetière de Somè (Abomey Calavi) au Bénin.

 

Ramené d’Addis Abéba (Ethiopie)  à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou (Bénin) vers 14 h, le défunt a eu droit aux hommages de quelques parents, amis et la délégation de l’Union Européenne, qui se sont séparés de lui dans la douleur. Au cimetière, l’ambiance était pesante, pleine de chagrin et d’amertume. La tristesse et le désarroi se lisaient sur les visages.

Sorti  du Centre d’Etudes  des Sciences et Techniques d’Informations (CESTI) à Dakar au Sénégal en 2001, feu Patient Elie Kotchikpa Atcho, a fait son master en journalisme en France, avant d’aller au Canada. Ensuite, il a occupé un poste à la structure des Volontaires aux Nations Unies (ONUCI) en Côte-d’Ivoire. Il a aussi travaillé dans une Ong canadienne appelée Carrefour International avant de passer le concours de l’Union Africaine, en janvier 2012 où il a occupé le poste d’assistant chargé  de la communication sur les questions liées au commerce. Il était venu au Bénin pour les fêtes de fin d’année avant de repartir pour Addis Abéba, le 09 janvier 2021. Selon sa sœur aînée, Faustine Atcho, Patient se plaignait de la maladie des nerfs avant d’aller à Addis Abéba pour revenir au pays, mis en bière. Il a été admis à la clinique Nordic d’Addis Abéba le 18 janvier 2021, où il demeurera dans les unités de soins intensifs jusqu’au jour de sa disparition le 03 février dernier. Né le 17 mars 1978 à Sokponta dans la commune de Glazoué, feu Patient Atcho fait la fierté de sa famille. Avant de se rendre au Sénégal pour faire ses études, il a su transcender les écueils et autres obstacles sur son parcours pour se distinguer au sein de l’élite. Son parcours de journaliste relève d’une longue histoire, d’une détermination d’homme, d’un rêve assouvi. Il incarne un modèle pour nombre de ses collègues et proches, le cursus de feu Atcho est bien singulier. Loin d’être un  long  fleuve tranquille, il s’y est donné corps et âme en vue d’une consécration. Pour son ami docteur Edouard Akpinfa, feu Atcho ne fait pas dans la dentelle pour émerveiller son entourage. Selon ce dernier, son travail est un concentré d’esthétique, de talent et d’intelligence qu’il assaisonne avec subtilité et finesse. Avec lui, le succès a toujours été au rendez-vous, a-t-il ajouté. Docteur Akpinfa a eu de la peine à cacher sa tristesse face un départ brutal de cet ancien ami. Mais il trouve sa consolation à travers les propos : « Seul Dieu donne, seul lui reprend », tout en priant que la terre lui soit légère. Pour sa sœur aînée, Faustine Atcho, la disparition de Patient est une grande perte pour leur fratrie. Ses collègues qui sont à l’ORTB reconnaissent qu’avec feu Patient Atcho, le talent et l’intelligence forment un parfait duo. Le défunt laisse derrière lui une veuve, un orphelin de 12 ans et une famille biologique inconsolable.

Félix Agohoungo (Coll. ext.)

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