Covid-19 et interdiction d’accès aux prisons: Le sort des détenus mineurs inquiète les Osc

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Les organisations de la société civile pour la protection des enfants au Bénin s’inquiètent quant au sort des détenus mineurs en cette période de crise sanitaire notamment avec l’interdiction d’accès aux prisons. Dans le cadre du projet d’appui au plaidoyer mis en œuvre avec l’appui de l’Unicef, elles sont montées au créneau ce mercredi pour alerter sur la situation des mineurs en prison…

 

A travers la présente sortie médiatique, les Organisations de la société civile pour la protection des enfants au Bénin entendent attirer l’attention des pouvoirs publics sur les désagréments que pourraient causer aux détenus mineurs, l’interdiction d’accès aux prisons en raison de la pandémie du Covid-19. Le séjour carcéral des mineurs durant la crise sanitaire préoccupe. Les restrictions à l’accès des maisons d’arrêt créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent, selon les Osc. «Beaucoup d’enfants sont détenus dans des espaces exigus et surpeuplés et n’ont pas accès à des services appropriés de nutrition, de santé et d’hygiène. De telles conditions de détention sont extrêmement favorables à la propagation de maladies comme la Covid-19. Une épidémie est donc susceptible de se déclarer à tout moment dans ces structures…Les enfants détenus sont plus vulnérables à la négligence, aux maltraitances, à la torture et à la violence liée au genre si durant la pandémie où les mesures prises pour l’endiguer provoquent un manque de personnel ou de protection, les intervenants extérieurs comme les Osc, les familles n’ont plus accès aux prisons et aux enfants détenus », déplorent les Ongs qui plaident pour la flexibilité de l’Etat sur les mesures conservatoires. Ceci, en faisant référence à la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies de 1989, ratifiée par le Bénin. A en croire Erick Hachémè, spécialiste des droits de l’Homme, ces mesures doivent être plutôt appréciées sous l’angle de la protection de la santé communautaire et de celle des droits de l’Homme. Au nombre des dispositions prises pour mieux asseoir la riposte dans les lieux de détention, il évoque le renforcement du plateau technique, le recrutement des psychologues et autres spécialistes de santé, la mise en place des numéros spéciaux pour l’écoute, l’assistance et le suivi des personnes en détention. Par ailleurs, les Osc plaident pour que l’Etat les associe à la prise des mesures afin de soulager les détenus pendant la Covid-19. « Nous exhortons le gouvernement et les autorités pénitentiaires à trouver une solution souple permettant notre accès dans les prisons afin de protéger les enfants privés de liberté durant la pandémie », lance Philibert Tossou, représentant l’Ong ‘’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat-Bénin). Pour les Organisations de la société civile, face à la menace sanitaire et les conséquences y afférentes, les actions harmonisées et concertées s’imposent pour le bonheur des détenus.

A.B

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