Ateliers de danses et rythmes: La Compagnie Ashakata à l’école des vraies origines des rythmes

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Le vendredi 15 janvier 2021 au Cemaac au quartier Koutongbé dans le 4 ème arrondissement de la ville de Porto-Novo, il a été lancé les ateliers de formation en danses et rythmes au profit des membres de la Compagnie Ashakata.  Ces ateliers se tiennent  du 15 janvier au 7 février 2021.

 

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À en croire Jean-Marie Vidjennangni, directeur artistique de la compagnie Ashakata, sa compagnie est basée à Porto-Novo et s’investit dans la promotion, la sauvegarde des danses et rythmes endogènes.  C’est ce qui explique ce projet de présentations de cinq tableaux de rythmes et danses qui font objet de ces ateliers de formation organisés par la Compagnie elle-même au profit de ses danseurs sous le haut parrainage du ministre du tourisme de la culture et des arts Jean-Michel Abimbola avec le soutien de Gilbert Déou Malè, Directeur du Fond des Arts et de la culture. Jean-Marie Vidjennagni expliquera qu’il est important de donner une place de choix à la formation dans ce processus de professionnalisation. ” Nous avons voulu nous faire former pour mieux affûter nos armes afin d’être plus professionnels”, a-t-il ajouté. Avivahoun-Gbo, Gangan, Zokouété, Bàtà  et Azéléhoun sont les rythmes choisis pour ces ateliers et à chaque rythme correspond sa danse. Les participants devront, à la fin de ces ateliers, perfectionner leurs connaissances sur ces rythmes et danses. C’est d’ailleurs pour cela que la Compagnie Ashakata a fait appel aux spécialistes de chaque rythme et danse, les gardiens de ces valeurs culturelles pour partager leurs connaissances avec les membres de la Compagnie Ashakata. Ces rythmes et danses choisis pour lesdits ateliers sont issus du centre et du sud du Bénin: Le Zokouété est un rythme du Zou, c’est une danse sacrée et très complexe. C’est un rythme en voie de disparition. Avivahoun-Gbo vient de l’Ouémé une danse des Sêtô, c’est une danse de noblesse donc royale. Le Bàtà vient de la culture Nago. C’est une danse sacrée aussi. Le Gangan est un rythme fédérateur, un rythme qui est en vogue au Bénin.  Le Azéléhoun vient de la zone Popo, Péda, Sahouè et consorts. C’est un rythme qui ne sort souvent que pour les veillées funéraires ou quand on veut rendre sacré un événement, un fait. On l’utilise également quand on veut porter quelqu’un sur le trône par exemple. Il est aussi appelé le Zandrô.

Kola PAQUI

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