Protection des droits des albinos, travailleurs de sexe et Lgbtiq: Amnesty met en place une base de données

260

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Amnesty international Bénin a procédé officiellement ce mercredi, 13 janvier 2021 à l’Infosec à Cotonou, au lancement d’une base de données pour renseigner sur les violations des droits humains perpétrées contre les personnes Lgbtiq, albinos et travailleurs de sexe. Ceci, dans le cadre d’un projet de mise en place d’un observatoire pour la surveillance des violations des droits de ces cibles. 

 

- Advertisement -

Financé par l’Ambassade de France près le Bénin, le Projet de mis en place d’un observatoire pour la surveillance des violations des droits humains perpétrées contre les personnes Lgbtiq, les albinos et les travailleurs de sexe au Bénin vient combler un vide en matière de protection des droits humains au Bénin. Et la conception d’une base de données pour produire des statistiques fiables pour le suivi et le rapportage constitue une avancée majeure. Selon le Coordonnateur Education aux droits humains (EDH) et Directeur exécutif par intérim d’Amnesty International Bénin, Dieudonné Dagbeto, il s’agit d’une base de données efficace de recueillement et de dénonciation des violations des droits humains des cibles. « Il s’agit d’une application web responsive accessible à distance et qui permet de signaler les violations des droits humains. Derrière, une équipe de spécialistes prend le relais, étudie les cas et décide de la conduite à tenir. Elle peut consister soit en une assistance juridique ou en un soutien psychosocial », a-t-il clarifié. Présentant la base de données, le consultant Jacques Dansou fait savoir qu’il s’agit d’une plateforme web de dénonciations, sécurisée, mobile et accessible de partout. De l’accès protégé par une authentification à la centralisation des données collectées en passant par la gestion des utilisateurs, le suivi des cas d’abus et de la mise en œuvre du plan d’action, la base de données est conçue pour fournir des informations fiables sur des violations des droits humains des cibles. Plusieurs organisations de la société civile défendant les droits des personnes ciblées sont bénéficiaires du projet. Il s’agit notamment de Bénin synergie plus, Hirondelle club Bénin ; Afro Bénin ; Réseau solidarité ; Réseau Sida Bénin, Ong Valeur albinos ; Divine connexion worldwilde ; Synergie Trans Bénin. Dans sa présentation du projet, Glory Cyriaque Houssou, responsable médias et surveillance des droits humains à Amnesty, a évoqué les enjeux du projet. Il est question notamment de détenir des preuves irréfutables pouvant au plaidoyer contre les abus, la discrimination sans oublier l’amélioration de l’environnement légal et le positionnement des associations dans le plaidoyer de haut niveau. Il a, par ailleurs, évoqué le contexte de mise en œuvre du projet avec des constats déplorables de cas d’abus et de discrimination avant de revenir sur les résultats attendus au terme du projet. Le présent projet vise à renforcer la protection des droits des personnes ciblées. Ainsi, les bénéficiaires du projet qui a démarré en juillet 2020, ont été outillés sur les règles de rédaction des rapports alternatifs pour l’Examen périodique universel (Epu) et sur le monitoring des violations des droits humains. Des outils qui permettront de rendre plus efficace, le plaidoyer en faveur des associations bénéficiaires. Notons que le projet est prévu pour durer six mois.

Aziz BADAROU

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite