Gouvernance foncière: A Cotonou, l’Afrique débat de l’accès des jeunes à la terre

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Il se tient à Cotonou depuis ce jeudi 17 décembre, et ce pendant trois jours, la Conférence internationale des jeunes sur la gouvernance foncière en Afrique (Cigofa). L’initiative qui est à sa première édition réunit experts, universitaires, têtes couronnées, acteurs étatiques et non étatiques, autour du thème : « Jeunesse et foncier : défis et perspectives pour une économie durable des Etats africains ». Elle est organisée par Yilaa, une organisation non gouvernementale qui se veut internationale. En témoigne la présence à ces assises, de Yilaa Kenya, Yilaa Ghana, Yilaa Nigeria, Yilaa Burkina Faso, Yilaa Sénégal…, avec des points focaux répartis dans 20 pays. L’objectif de la Cigofa, selon le coordinateur de Yilaa, Antoine Houédji, est de « créer une synergie d’action entre les associations de jeunes pour faciliter leur accès à la terre et aider également les politiques ou les Etats à pouvoir trouver des solutions à cette thématique assez capitale pour le réel développement  de l’Afrique ». A cet effet, plusieurs thématiques dont Gouvernance foncière et genre, secteur du foncier et l’emploi, foncier et collectivités locales, les communes, les préfectures ; foncier et agriculture, foncier et la collecte des données serviront de base pour des communications au cours des travaux. Dans mot de bienvenue, Antoine Houédji a fait savoir que dans la plupart des pays africains, le secteur agricole emploie en moyenne 54% de la population active. Mais l’un des obstacles les plus importants auxquels ces jeunes sont confrontés, lorsqu’ils se lancent dans une carrière, en Agriculture, est la difficulté d’accès à la terre et à la méconnaissance des métiers du foncier. Face à ces problèmes, Yilaa entend jouer sa partition à travers la Cigofa. « Nous nous arrimons non seulement aux Odd mais également à l’agenda 2063 de l’Union africaine qui donne le plein droit, le plein pouvoir, de pleines opportunités aux jeunes de pouvoir arracher cette aubaine afin que réellement ils puissent être intégrés dans les instances de prise de décisions », a laissé entendre M. Houédji qui a témoigné sa reconnaissance aux partenaires de la conférence à savoir entre autres : Nelga Afrique de l’Ouest, Cadasta, l’Agence nationale du domaine et du foncier du Bénin. la Fao.  En prenant la parole, Amadou Kah, représentant le professeur Ibrahima Diallo, coordonnateur du Réseau Nelga Afrique de l’ouest, francophone va saluer l’importance du thème de ces assises. Il va ensuite déplorer le phénomène d’accaparement des terres qui prive les jeunes de beaucoup d’opportunités. Hugues Sagbadja, représentant le Directeur général de l’Andf va abonder dans le même sens en insistant sur la disponibilité de terres pendant qu’on parle de famine ailleurs.  Au regard de la pertinence du sujet, il a rassuré de la disponibilité des autorités béninoises notamment à exploiter les documents qui seront issus de ces assises, et ce dans le cadre des réformes en cours dans le secteur foncier au Bénin.  

 

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JB

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