Entretien avec Thierry Sossouvè, président de l’Ong S.K.R.: «Le séminaire est organisé pour apprêter les instructeurs à mieux aborder l’année 2021»

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Membre actif de la Fédération béninoise de karaté-do (Fbk-do), Thierry Sossouvè, Ceinture Noire 4ème Dan du Japon est le président de l’Ong Shotokan Karaté Ryu (S.K.R.). Et du 02 au 06 décembre 2020 à l’Hôtel Farafina de Grand-Popo, il a initié, avec l’appui financier du Fonds national pour le développement des activités de jeunesse, des sports et des loisirs (Fndajsl) à l’intention des instructeurs et karatékas, un séminaire international de Karaté. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, il est revenu sur les objectifs dudit séminaire. Lisez-plutôt !!!

 

Vous avez organisé un séminaire avec l’appui du Fndajsl. De quoi était-il question ?

C’est un séminaire que nous avons voulu international. Il a connu la participation de quelques étrangers et surtout un expert qui va bientôt nous rejoindre pour finir les activités. Il s’agit pour nous de fédérer les énergies au niveau de nos instructeurs et de les apprêter pour aborder l’année 2021 en beauté. C’est la mise en place et des réflexions que nous avons menées pour transmettre à nos apprenants qui sont déjà des instructeurs d’un certain niveau, les nouvelles méthodes de gouvernance associative. Quand je parle de gouvernance associative, je veux dire, les nouvelles façons d’organiser la vie associative martiale qui est différente de la vie associative ordinaire, les nouvelles façons de pouvoir apprendre les aptitudes communicatives. Il faut reconnaître que pendant longtemps, nos instructeurs n’ont pas été dirigés vers les méthodes communicatives pour que nous puissions avoir du monde à la pratique des arts martiaux.

D’un autre côté, nous avons planifié pour enseigner à nos instructeurs en termes de gouvernance associative, comment il faut gérer de façon pragmatique, par exemple, le budget d’une association, comment il faut faire les projections de gestion indépendamment de tout ce qui est technicité que nous avons toujours fait avec nos apprenants. Et quand on commence par grandir en âge et en responsabilité, il faut aussi grandir en connaissance et en compétence.

C’est en cela que nous avons mis en place ce programme qui va être pérennisé et qui, il faut le reconnaitre, a connu le soutien du Fonds national pour le développement des activités, de jeunesse et des loisirs (Fndajsl). Il n’a pas lésiné sur les moyens pour nous soutenir. C’est grâce à ça aujourd’hui que cette activité a eu lieu.

Alors, quel était le menu de ce séminaire ?

Le menu, c’est trois phases. C’est d’abord la phase pratique en vue d’harmoniser et d’uniformiser l’enseignement de notre école de karaté qui est l’école de la S.K.R (Shotokan Karate Ryu international fédération), de telle sorte que, nos instructeurs qui se trouvent au Nord, au Sud, à l’Est ou à l’Ouest, leurs apprenants aient les mêmes façons de travailler, les mêmes enseignements et les mêmes méthodes de transmission de l’enseignement.

Deuxième aspect, ça revient à l’acquisition des principes de bonne gouvernance associative. Comment il faut diriger une association, comment il faut gérer les ressources matérielles et financières d’une association, comment il faut gérer aussi les ressources communicationnelles en termes de marketing. Quand vous avez une activité et que vous n’avez pas des gens autour, votre activité a beau être la plus intéressante du monde, elle ne vous sera pas rentable. Donc, nous avons besoin de transformer le visage activité en une activité plus ou moins lucrative pour que l’instructeur qui vit de son art ou qui aime son art comme une passion puisse aussi dire que je peux en vivre comme une activité. Si tant est qu’on le donne les moyens et les aptitudes nécessaires pour gérer, il saura comment rentabiliser une activité du genre. Il faut reconnaître qu’au Bénin, nous n’avons pas la culture du sport de combat. Dès que les gens s’inscrivent, ils font une ou deux séances, après les difficultés commencent et les gens baissent les bras. Nous devons apprendre aux gens à se dépasser, à se surpasser pour que dans la vie de tous les jours, ça puisse être bénéfique pour eux.

Troisième volet, c’est en termes de développement personnel. C’est en termes d’estime de soi-même. C’est en termes de tout ce qui est lié à la vie immatérielle de l’art, parce que le karatéka, il doit avoir un bon moral, un bon mental. Il doit avoir des aptitudes dans la société. Il doit être un exemple là où il passe. Et donc, si nos instructeurs sont bien formés et bien éduqués, partout ils seront, ils seront aussi des modèles pour les apprenants qui vont se confier à eux.

Pour finir, quel est l’objectif visé en initiant ce séminaire ?

L’objectif visé est de transmettre la passion que nous avons de l’art. Tous ces enseignements que nous avons tenus comme points focaux, c’est d’appliquer le plus possible, les aptitudes des gens là-dessus  pour qu’au retour, ils puisent sortir quelque chose de positif.

Propos recueillis par : A.F.S.

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