Présentation officielle d’ouvrage: ‘’Crises et Crimes à l’Université’’, l’essai qui dévoile le démon de l’Uac

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L’auteur c’est Laurent Dénangnon Kossouho. Il a tenté de remuer les rideaux de scène du haut lieu de savoir et le résultat, c’est le lugubre tableau des crises et crimes qui font régulièrement le plat de résistance au sein de la communauté universitaire lorsque les câbles se chauffent entre les responsables et les étudiants. Le livre est officiellement rendu public, samedi 28 novembre 2020, au Chant d’Oiseau de Cotonou.  

 

Il s’agit d’un Essai à travers lequel l’Auteur a fait le récit fidèle des crises ayant secoué l’Université d’Abomey-Calavi entre 2015 et 2017. Préfacé par l’ancien Président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin, le livre est publié aux Editions Savanes du Continent. C’est le premier ouvrage qui aborde les crises en milieu universitaire au Bénin.  Selon son présentateur, le journaliste Cédric Bakpé, « le livre qui nous réunit ce jour est  un Essai de 232 pages au total baptisé « Crises et Crimes à l’Université » publié en octobre 2020 aux Editions  Savanes du Continent. Ce chef- d’œuvre est préfacé par l’Honorable  Guy Dossou Mitokpè en sa qualité d’ancien président de Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb).  L’auteur Laurent Dénangnon Kossouho, journaliste de la presse écrite, travaillant au quotidien L’Evènement Précis, a bien voulu préciser certains faits et  événements qui se sont déroulés au haut lieu du savoir, l’Université d’Abomey-Calavi qui depuis la nuit des temps est toujours marquée par une série de crises et de crimes dont  la principale raison demeure les mauvaises conditions de vie et d’études des étudiants . Certaines crises ont peint en noir l’histoire de l’Université en général et celle de la lutte estudiantine en particulier.  L’Auteur, dans son ouvrage, a eu le mérite de retracer l’histoire des crises qui ont secoué l’Université entre 2015 et 2017, marquée par la réorganisation du mouvement estudiantin. Deux grands chapitres traduisent le style évocateur dont a fait preuve l’auteur de l’ouvrage Crises et Crimes à l’Université. Le premier parle de « la lutte anti-session unique et ses corolaires ». Les différents faits dans ce chapitre abordent l’historique de l’échauffourée de 2015,  la gigantesque marche des étudiants  réprimée à Cotonou  le  mardi 26 juillet 2016, l’invalidation de l’année académique à la Flash survenue le 28 juillet 2016, entre autres.  Dans son périple de rappel des faits et événements, Laurent Dénangnon Kossouho n’a pas occulté le sujet relatif  à la motion de grève illimitée lancée par les trois Organisations estudiantines le 5 août 2016  et aussi l’arrestation de certains responsables étudiants suite à la fatidique journée du 16 août 2016 marquée par le boycott des examens à la Fast. Les dernières pages du premier chapitre du livre évoquent la question de la division des Organisations estudiantines, les différents soutiens apportés  aux étudiants ainsi que les réactions de certaines autorités politico-administratives du Bénin et pour finir le séminaire sur le système LMD. Le deuxième  chapitre est intitulé : « Du champ de bataille à la réorganisation du mouvement estudiantin ». Dans ce chapitre, tout comme dans le précédent, l’auteur n’a fait que rapporter les événements qui ont tourné dans ce cas précis autour des décrets pris par le gouvernement en vue de réorganiser le mouvement estudiantin à savoir : le décret du 5 octobre 2016 portant suspension des activités des organisations estudiantines  et celui du 02 novembre 2017 définissant les modalités de collaborations des Organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des universités publiques en République du Bénin.  Les réactions des différentes parties prenantes de cette crise ne vont pas tarder à venir. Les  conférences de presses organisées, les différents mouvements de protestation puis les décisions rendues par la Cour constitutionnelle suite aux recours qui lui ont été adressés sont également à retrouver dans cette deuxième et dernière partie de l’ouvrage dont il est question aujourd’hui. Laurent Dénangnon Kossouho, à qui revient le droit d’auteur de cet ouvrage, a placé au cœur de son œuvre les acteurs qui interviennent dans l’enseignement supérieur et dans la lutte syndicale au Bénin. Dans un style décontracté sans l’esprit d’analyse critique, il fait aujourd’hui de vous et moi les témoins de l’histoire de la lutte estudiantine ».

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Et à l’auteur d’exhorter « Je voudrais à cet effet vous prier de lire ce livre avec objectivité. « Crises et Crimes à l’Université » n’est en aucun cas, une manœuvre pour ternir l’image d’une personnalité, d’une organisation ou d’une structure de l’Etat. De la même manière, en décidant d’écrire cet ouvrage, je n’ai pas pour intention de faire l’éloge d’une composante de l’université au détriment d’une autre. Faut-il le rappeler, j’ai écrit cet ouvrage parce que j’avais soif d’inscrire cette histoire quelque part pour nos arrières petits-enfants, car un jour, par curiosité, ceux-ci vont chercher à savoir pourquoi leurs parents ont conjointement repris une année à l’université. Dieu seul sait si en ce moment, nous qui avons été témoins et victimes de ces événements malheureux aurons encore une bonne mémoire pour restituer fidèlement cette histoire. Le lancement de « Crises et Crimes à l’Université » intervient dans un contexte de crise à l’Université d’Abomey-Calavi même si on n’en parle pas encore assez. Je voudrais donc saisir cette occasion pour inviter les parties prenantes au dialogue afin de trouver un compromis pour ne plus tomber dans les travers des années antérieures ».

Teddy GANDIGBE

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