Ministère des Sports/Direction du sport et de la formation sportive: «Immorou Bouraïma nous a laissé un travail tout tracé», confie Okry Christophe Nonvignon

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Vendredi 21 août 2020, Okry Christophe Nonvignon, de la Direction du sport et de la formation sportive (Dsfs) au ministère des Sports était l’invité du forum sportif «Football Nouveau Départ» dans la rubrique «Apprendre à Nous Connaître». Au menu de cet échange (dans cette première partie), le parcours scolaire, universitaire et sportif du Dsfs. Marié et père de trois enfants, Okry Nonvignon évoquera son rôle à la tête de cette Direction et les activités déjà menées. Lisez-plutôt !!!  

  

Parlez-nous de votre parcours scolaire, universitaire et sportif…

Comme parcours scolaire, j’ai fait une partie dans mon village natal et une partie dans la commune de Dassa-Zoumè. Le reste, un peu dans le septentrion à Ouaké et puis à Djougou. J’ai démarré mon collège au Ceg de Djougou ensuite au Lycée Mathieu Bouké de Parakou avant de venir à Cotonou. Après deux ans d’interruption au niveau scolaire, je suis allé travailler à Lokossa. Je suis revenu et j’ai repris le collège au Ceg Zogbo et à Gbégamey où j’ai eu mon Bac avant de m’inscrire à l’Université nationale du Bénin. A l’Université, j’ai perdu un an parce que je suis allé m’inscrire en physique chimie. Je me suis mal orienté. Je pensais que l’Université était la même chose que le collège et en me basant sur mon niveau en mathématique, en physique et en chimie au collège, je me suis inscrit en Pc mais ce fut une désillusion. J’ai vite ramassé mes cliques et claques pour aller en sociologie où j’ai passé trois années. Étant dans mes mouvements sportifs, j’ai laissé tomber. C’est une erreur tout naturellement de laisser tomber les études universitaires à ce niveau et donc, j’ai arrêté en année de licence en sociologie.

Aujourd’hui, vous êtes à la tête de la Direction du sport et de la formation sportive (Dsfs) au ministère des Sports. Quel est votre rôle concrètement à ce poste ?

Mon rôle à la tête de la Dsfs est celui donc d’un chef d’équipe de la direction pour mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de la promotion du sport féminin, militaire, scolaire, universitaire et surtout du sport pour tous… Nous travaillons sous la houlette de son excellence, monsieur Oswald Homeky qui nous a fait l’honneur de nous nommer à ce poste à la suite de notre ami et frère Immorou Bouraïma qui nous a laissé donc un travail tout tracé. Le chemin étant bien balisé, notre rôle est de poursuivre l’œuvre qui a été laissée par notre prédécesseur. Donc, nous travaillons surtout à mettre en œuvre la politique du Ministère en matière de formation de cadres techniques au niveau des différentes Fédérations sportives, au niveau des mouvements sportifs et donc au niveau de toutes les initiatives de formation.

Quelles actions vous avez déjà menées depuis votre arrivée au ministère des Sports ?

Je suis venu dans cette direction dans un contexte particulier qui est celui de la crise sanitaire de la Covid-19 qui sévit partout dans le monde et qui impacte assez négativement le monde sportif. Nos activités sont à l’arrêt. Cependant, nous avons quand même pu réaliser deux activités. Il s’agit notamment de l’inspection du centre de formation qui consiste à aller rendre visite aux différents centres de formation qui sont déclarés au Ministère des sports. Selon un guide d’inspection qui permet de vérifier dans quelles conditions infrastructurelle, matérielle, sportive, scolaire, le suivi médical, la nutrition sont faits. Cette activité nous a permis d’aller pour la deuxième fois sur le terrain après 2019 pour non seulement constater le niveau d’avancement, le niveau de mise en œuvre des recommandations qui avaient été faites en 2019, mais également pour faire le point notamment, établir une bonne cartographie et voir avec les centres de formation, ce qu’on est capable de faire pour leur permettre de progresser surtout pour sauvegarder leurs intérêts. Parce qu’il y a beaucoup de talents et il faut tout faire pour sauvegarder ces talents en établissant de commun accord avec la Fédération béninoise de football, un système de licence qui permet de retracer le parcours des jeunes footballeurs qui passent dans les centres de formation afin de leur permettre d’avoir le retour sur investissement. La deuxième activité a été une formation organisée à Parakou au profit des moniteurs des clubs et associations des sports d’entretien. Dans notre pays, il y a une floraison de groupes de sport d’entretien et nous avons des obligations au niveau du Ministère des sports. La volonté du Chef de l’Etat, c’est de faire du Bénin, une nation sportive, pas seulement pour l’élite, pas seulement pour les performances, pas seulement pour la haute compétition mais pour toute la population qui devra s’adonner au sport d’entretien de façon à ce que les hôpitaux soient désengorgés du fait que les maladies de tous les jours vont pouvoir  être résorbées. Cette formation, qui a eu lieu à Parakou, malgré le contexte de la Covid-19, a connu une représentation nationale des moniteurs qui sont venus de l’ensemble du territoire national sous l’égide des formateurs venus de l’Institut de sport de Porto-Novo.

 

Transcription : A.F.S. et I.G (Coll)

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