Des milliards engloutis sans résultats à Maria Gléta et Porto-Novo: Où sont-ils les auteurs des scandales dénoncés ?

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 Votre journal, Matin Libre y a consacré plus d’un article déjà. En effet, s’il est un chantier sur lequel le Pouvoir de Patrice Talon ne pourra s’en sortir, quels que soient les arguments, c’est bien celui de l’élucidation des scandales commis sous l’ancien régime. D’aucuns avaient même argué que c’est parce que Yayi Boni était au pouvoir qu’il ne facilitait pas la tâche à la justice de faire son travail. Bientôt 5 ans que l’ex chef de l’Etat a cédé le fauteuil à son successeur. Mais quel Béninois pourra dire avec exactitude ce que sont devenues les affaires Urbain Dangnivo, Maria Gléta, siège de l’Assemblée nationale, Icc-services, logements sociaux ? Inutile de parler de PpeaII. C’est rangé, il paraît, définitivement, par la Justice.  Or, vendredi dernier, le chef de l’Etat, au cours de sa tournée nationale, très remonté quant à certains de ces scandales, n’a pas fait dans la dentelle. Invité à agir pour que les fils et filles du Bénin « en exil » revienne au pays pour participer à sa construction et surtout pour des élections inclusives et festives, le chef de l’Etat a été ferme :    « Si nous ne changeons pas notre façon de gérer, nous n’allons jamais nous développer, nous n’allons jamais donner de l’eau à tout le monde ». Et il poursuit : « Le Bénin ne rejettera personne. Nous avons à construire notre pays y compris avec ceux qui ont fait des impairs par le passé. Les béninois qui sont devant la justice sont des frères de quelqu’un,  ils sont les amis de quelqu’un. Ce qu’on doit souhaiter dans une bonne société qui doit bien fonctionner, est que ceux qui ont fait quelque chose réponde de leur acte ». Au président de la République de s’offusquer que  plus 40 milliards aient été engloutis dans la construction d’une centrale sans que cette usine n’ait pu allumer une seule lampe. Dans le même temps aussi, plusieurs milliards de FCfa du contribuable ont été investis dans la construction du siège du Parlement, mais depuis plus de dix ans, le chantier est là, abandonné. Inquiétudes et colère saines ! Quand on suit bien Patrice Talon, on peut dire qu’il a le souci de lutter contre la corruption. Il veut que tous ceux qui auraient trempé dans ces scandales en répondent. Mais en réalité, où sont-ils ces supposés fossoyeurs de l’économie ? Pour les cas Maria Gléta et siège de l’Assemblée nationale, qui doit répondre de quoi ? Et quand ? Presque cinq ans que le régime du changement et de la refondation s’est éclipsé, mais jamais, aucun nom des présumés criminels économiques de ces affaires n’est révélé au grand jour ? Au contraire, sans rechercher et punir les coupables, le gouvernement Talon a érigé une autre centrale et s’apprête à construire un nouveau siège pour les députés qui ont même pris connaissance de la maquette, il y a quelques jours.

A quand alors un conseil des ministres comme point de départ sur ces dossiers, pour donner de la graine à moudre à la Criet, la cour spéciale ? Et pourtant des voix ne cessent de s’élever pour dire que, pour la plupart, ces présumés auteurs, serviteurs hier sous le régime de Yayi Boni, se sont reconvertis depuis 2016 en des hommes nouveaux sous la Rupture de Patrice Talon. Il semble que c’est là que les Béninois attendent aussi le chantre du Nouveau départ pour mieux le porter dans sa lutte contre la corruption.

 

Worou BORO

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