Construction de routes au Bénin: Le chantier Calavi Kpota-Ouèdo arrêté pour non payement de 7 mois de salaires

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Les travaux  de construction de la voie   Calavi Kpota-Ouèdo sont suspendus depuis quelques jours. L’entreprise Ebomaf, en charge des travaux reste devoir 7 mois de salaires aux tacherons du chantier. Pour manifester leur ras-le-bol, ces deniers ont décidé de mettre à l’arrêt ledit chantier.

 

Constat

Machine à l’arrêt et barricadées par des rameaux, travaux suspendus, tâcherons désœuvrés, c’est le visage que présente le chantier de reconstruction de la voie Calavi Kpota-Ouèdo. Et pour cause. Sept (07) mois déjà que les tâcherons exerçant sur le chantier n’ont pu percevoir leurs salaires. « Ils nous doivent 7 mois et depuis 4 mois, ils se sont mis à nous mentir, nous rassurant du payement effectif de nos salaires. Mais jusqu’ici, rien n’y fit. Et nous avons continué à travailler, or bientôt, ils iront en congés. Et s’ils vont en congés c’est fini. Nous n’aurons plus nos sous. C’est pourquoi nous avons tout bloqué  jusqu’au payement de nos salaires », a  déclaré un manifestant. A l’en croire les responsables de l’entreprise ont initié un dialogue pour désamorcer la crise. Mais ils sont restés fermes sur leurs positions. « Pas de négociations sans les salaires », lance un autre. Ils affichent donc leur ferme détermination et n’entendent pas lâcher prise. « Nous allons continuer le mouvement jusqu’à la satisfaction totale », ont-ils martelé. La situation est tellement préoccupante que bon nombre d’entre les tâcherons sont renvoyés de leurs habitations pour cause de non payement de leurs loyers. D’autres ont reçu des préavis et sont sommés de quitter dans les plus brefs délais : « je n’ai plus nulle part où passer la nuit. Je suis obligé de dormir à la belle étoile sur le chantier. Voyez, je me promène avec mes affaires, voici mon pardessus, voici mon chargeur, comme vous pouvez le constater », se lamentait l’un d’entre eux. Dans leur tentatives de bloquer la voie pour se faire entendre, deux responsables du mouvement auraient été appréhendés et gardés par la police. Des motos de manifestants auraient également été saisies. Toutes nos tentatives pour rencontrer l’un des responsables de l’entreprise se sont révélées vaines.

Th. A

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