Présentation des budgets sectoriels exercice 2021: Le ballet continue devant la commission budgétaire

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Éléonore Ladékan Yayi, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique,  Séverin Quenum Ministre de la justice et de la législation le Ministre de  l’enseignement technique et de la formation professionnelle, Kakpo Mahougnon, Clément Arsène Capo-Chichi, Président de la Commission béninoise des droits de l’homme, étaient devant la commission budgétaire au Palais des gouverneurs à Porto-Novo hier jeudi 19 novembre  2020 pour permettre à la représentation de s’enquérir des ambitions du gouverneurs pour l’année 2021 contenues dans le budget de chacun d’eux. A la fin de la séance, ceux-ci se sont prêtés à la Tribune du Réseau des Journalistes Accrédités au Parlement (Rejap).

 

Lisez ci-dessous leurs interventions

Éléonore Ladékan Yayi, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

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«…Je viens de présenter devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, le projet de budget, exercice 2021 du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Pour l’exercice 2021, notre projet de budget est de 75.246.966.000Fcfa contre 63.769.890.000 Fcfa en 2020. Dans cet exercice, nous justifions déjà ce que nous avons fait des crédits passés et ce que nous comptons faire des crédits que nous sollicitons. Nous savons  bien que le contexte de la Covid-19 a beaucoup perturbé les ambitions et nous n’en sommes pas épargné au niveau du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en ce sens que les ambitions au niveau de la qualité des enseignements, au niveau  infrastructurelles ont été légèrement atténuées. C’est ce qui se traduit par une certaine reconduction pour l’année prochaine. Mais il est quand même bien et notable d’insister sur la plateforme de e-learning que nous avons mis en place et qui a permis de finaliser les formations de nos apprenants. Ça c’est une action forte que le gouvernement de son excellence, le président Patrice Talon, a marqué et que nous comptons soutenir en 2021 (…) Pour ce qui concerne la formation des enseignants, c’est au cœur de nos stratégies (…) Les honorables députés se sont intéressés à beaucoup de questions.

Non seulement ils ont félicité le gouvernement pour les actions qui ont été déjà faites, mais ils se sont aussi intéressés à la formation qui se déroule dans certaines de nos universités thématiques. Ils ont abordé la question de la formation qui se déroule au niveau l’Université d’agriculture, au niveau l’Université nationale des sciences techniques, d’ingénierie, mathématiques à Abomey pour que ses universités thématiques ne sortent pas de leur cadre de formation des apprenants prêts à travailler et à être pratiques sur le terrain ; ce qui renforce la vision du Chef de l’Etat qui fait de la formation universitaire de la formation orientée vers le métier… »

  Séverin Quenum Ministre de la justice et de la législation

«…J’étais devant la Commission parlementaire chargée de l’étude du projet de budget du ministère de la justice et de la législation pour 2021 dont le montant s’élève à 20.254.272.000Fcfa contre 17.319.988.276 Fcfa en 2020 soit un accroissement d’environ 16,94%. Il faut dire que les députés ont fait un accueil favorable à cette prévision budgétaire dans la mesure où nous avons suivi les recommandations qu’ils nous ont faites l’année dernière dans le cadre de l’exécution du précédent budget. Ce que nous avons envisagé pour 2021 justifie à minima cet accroissement parce qu’ils nous en faudra davantage. Au niveau du ministère de la justice, nous avons réussi à remettre la justice au travail. Avec les lois qui ont été votées en 2020 comme la loi pour la modernisation de la justice, nous avons amélioré l’accès à la justice. Nous avons renforcé les capacités d’actions des acteurs du système judiciaire par l’accélération des procédures. Nous avons besoin de moyens pour accompagner ces réformes. Après avoir remis la justice au travail, nous allons donc en accroître les performances. D’ailleurs hier, le Conseil des Ministres a créé une agence dédiée spécialement au patrimoine immobilier de la justice. Cette agence est chargée d’opérationnaliser la politique d’équipement, d’entretien, de rénovation pourquoi pas de construction des juridictions qui nous permette de faire assurer au personnel judiciaire, l’essentiel de ses missions (…) La question de la nouvelle Cour des comptes a été a abordée. La balle n’était plus dans le camp du gouvernement d’autant plus qu’après la révision de la Constitution, le gouvernement a établi la loi organique que nous avons transmis aux députés. N’eût-été la session budgétaire qui se tient, cette loi aurait déjà été votée. Nous espérons que cette loi sera très vite votée pour qu’enfin, nous ayons cette juridiction qui vérifie les comptes de l’État, l’utilisation que nous faisons des deniers. Autres préoccupations des députés, c’est la situation dans nos prisons pour laquelle l’Agence pénitentiaire du Bénin s’emploie tous les jours pour l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens en conflit avec la loi où ils se trouvent en détention. Nous travaillons là-dessus notamment en ce qui concerne la rénovation des prisons, l’amélioration des prestations de ceux qui concourent à l’alimentation des prisons et dont il faut payer les dettes. Il y a un plan d’apurement des dettes liée à l’alimentation des détenus (…) Nous avons également abordé la question des réformes générales à faire pour accompagner les actions du gouvernement dans le secteur de la justice. De ce point de vue, on s’est félicité du concours qu’apportent les députés »

Clément Arsène Capo-Chichi, Président de la Commission béninoise des droits de l’homme

«..Nous venons de passer devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour présenter un projet de budget de 600 millions de francs CFA pour le compte de l’année 2021. Vous savez, en tant qu’institution des Droits de l’Homme, l’Etat béninois nous a confiés une de ses obligations principales qui est celle de protéger les droits de l’Homme sur l’ensemble du territoire de la République du Bénin. La protection ici s’assimile  en une obligation de prévenir ; prévenir que la violation survienne. Et si elle survenait, œuvrer à ce que la justice soit rendue de façon équitable, dans un délai raisonnable et une fois que la justice est rendue, que la personne condamnée puisse exécuter sa peine dans des conditions humaines. Tout cela nécessite une certaine éducation à la culture des Droits de l’Homme. Tout ceci nécessite un engagement de la part de tous les pouvoirs à savoir, le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire, mais également du quatrième pouvoir, les hommes de médias. C’est à cet exercice que nous nous sommes adonnés devant les  députés qui ont fait beaucoup de recommandations comme à leur habitude. Ils se sont sérieusement préoccupés d’abord des conditions dans lesquelles travaillent les membres de la commission mais ils ont également souhaité qu’un accent particulier soit mis sur nos frères qui sont en marge de la société pour qu’ils puissent être éduqués à pouvoir se réinsérer dans la société une fois qu’ils auraient purgé leurs peines. Ils se sont également souciés du personnel pénitentiel et nous ont encouragés à travailler à ce que la valeur sociale du travail qu’ils font au quotidien puisse être reconnue par l’Etat. Nous avons accueilli favorablement leurs observations et nous avions souhaité, chaque fois que nous venons au parlement, que les députés, représentants du peuple, puissent accompagner  la commission dans sa mission qui est celle de promouvoir les Droits de l’Homme et de les protéger sur l’ensemble du territoire de la République du Bénin… »

Kakpo Mahougnon, Ministre de  l’enseignement technique et de la formation professionnelle

«…Je viens de passer devant la représentation nationale pour présenter pour présenter le budget 2021 du ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Je dois préciser que ce budget est de l’ordre de 107milliards766millions et est en accroissement  de plus de 19% par rapport au budget de l’année dernière. Les grandes actions qui ont nécessité ce type de budget concernent la mise en œuvre de la stratégie nationale de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle. Vous savez que l’une des options du gouvernement du président de la République, son excellence, Patrice Talon, c’est de rendre la formation professionnelle, une réalité. Parce que la vision imprimée dans le programme d’action du gouvernement est la formation d’un capital humain, compétent, compétitif, capable d’induire les actions de développement et prêt à l’emploi. Mais pour former ce type de capital humain, il faut la formation professionnelle. Or notre système de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle ne permettait pas une meilleure formation pour ce type de capital (…) Aujourd’hui, lorsque vous allez rentrer dans le système EFTP, enseignement et formation technique et professionnelle, vous sortez avec un métier. (…) Nous avons également besoin, dans le cadre de l’enseignement secondaire général, de la formation des formateurs. Tout le problème qui se pose aujourd’hui avec la catégorie d’enseignants que nous appelons les pré-insérés  ou les Aspirants, c’est une question de formation parce que les formateurs qui sont des enseignants que nous envoyons devant nos apprenants, doivent être bien formés. Ils doivent des enseignants qualifiés. Or, le plus gros problème qui se pose dans notre système éducatif, c’est d’abord un déficit d’enseignants et  un déficit d’enseignants qualifiés. Il faudrait donc recruter le maximum d’enseignants et ensuite les former correctement. Donc le budget mis à notre disposition permettrait aussi de former ceux-là pour qu’ils puissent être à même, d’enseigner à nos enfants. Nous  avons aussi la formation du corps d’encadrement à faire parce que, s’il y a les enseignants et qu’il n’y a pas les conseillers pédagogiques, et qu’il n’y a pas les inspecteurs en nombre suffisant, nous ne pourrons  pas obtenir un encadrement de qualité. Ce budget nous permet aussi d’aller dans ce sens-là. Il y a le secteur de l’alphabétisation parce que le gouvernement a opté pour l’alphabétisation fonctionnelle (…) Les infrastructures constituent également un autre grand pan de notre système et où nous avons beaucoup de déficits également. Mais je dois dire que depuis 2016 à 2020, nous avons construit  plus de 2000 salles de classes par rapport à ce qu’on était à 2016 ; c’est-à-dire qu’on était à moins 1700 classes en 2016 et aujourd’hui, nous avons plus de 2000 en plus de cet effectif qu’on avait. Ce qui signifie que, le gouvernement, en quatre ans, a construit plus que ce qu’on avait fait en dix ans en matière d’infrastructures.  Cependant, avec l’augmentation de l’effectif des apprenants, les infrastructures scolaires deviennent de plus en plus insuffisantes. Il y a  au niveau de ce budget là des ressources pour pouvoir aller dans ces constructions d’infrastructures. Ces ressources existent non seulement en matière des Projets d’Investissement Public avec des ressources intérieures comme des ressources extérieures (…) La plus grande préoccupation des députés, c’est la question des aspirants. Pourquoi il y a des aspirants qui sont à la maison alors qu’ils étaient déployés l’année dernière ? Pourquoi les classes sont toujours sans enseignants alors que nous sommes entrain d’aller vers deux mois après la rentrée ? Nous leur avons donné toutes les explications nécessaires quant à la constitution de la base de données, quant à ce que nous devons comprendre comme, étant être dan s la base de données.  Et nous leur avons également dit que nous venons de lancer un communiquer pour organiser un nouveau test pour  ceux-là qui ont des diplômes requis et qui peuvent passer le test pour être dans la base de données. Le test aura lieu le 12 décembre. Le communiqué commence à passer et je pense que cela va nous permettre de recruter des enseignants dans les matières où il y a des déficits notamment, en Mathématiques, PCT et en Français pour que, au début de janvier ou à la fin du mois de décembre nous puissions déployer ceux-là dans les classes. De toues les façons, ces questions seront résolues d’ici la fin du mois de décembre au plus tard et notre école redémarrera de façon sécurisée… »

 

Propos recueillis par Kola PAQUI

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