Entretien avec le secrétaire général de l’Académie Kabongo sport: «La seule condition d’intégrer le centre… avoir la volonté», dixit Sanoussi Adamou

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Le secrétaire général de l’Académie Kabongo sport a accordé un entretien à la radio Deeman à Parakou (90.2Mhz). Au cœur des échanges sur l’émission Planète Sport, les conditions d’intégration du centre Kabongo. Les choix de Parakou et de Kandi ont été aussi évoqués. Lisez-plutôt !!!

 

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Depuis quand ce centre de formation est créé ?

L’Académie Kabongo sport de Parakou a été créée depuis 2015. En son temps, c’était un club des enfants qu’on avait regroupés. On avait voulu leur apprendre à jouer au football. Au fil des temps, on a eu  un frère du Nord qui est en Allemagne. On l’a sollicité. Il nous a dit qu’il est prêt à nous aider. Depuis ce temps, on a créé l’Académie Kabongo sport de Parakou. On est déjà enregistré au Ministère de la jeunesse et des sports et aussi, au niveau de la Fédération béninoise de football (Fbf).

Pourquoi avez-vous choisi Parakou pour ériger ce centre ?

On a remarqué qu’au Nord, plus précisément à Parakou, il y a assez de jeunes talents mais aussi des anciens footballeurs qui jouaient. Ces anciens sont déjà sur le point de partir à la retraite. Il faudrait que nous préparions la relève. C’est pour cela qu’on a décidé de commencer à la base avec la formation de ces jeunes talents. On a essayé avec Feu Bio Bachirou, un ancien joueur des Buffles du Borgou. Ensemble avec lui, on a dit qu’on va regrouper au moins certains enfants de la ville de Parakou. C’est par là qu’on a commencé. On a dit qu’on va leur apprendre à jouer au football et cela est devenu une réalité avec l’aide du président Koffi Nazif  alias Kabongo, lui aussi, ancien joueur des Buffles. Il connaît bien les conditions dans lesquelles nous travaillons  ici à Parakou. Nous avons l’habitude de jouer sur les terres battues. Nos joueurs qui n’avaient rien comme chaussures, le terrain aussi, nous n’en avons pas et arrivé là-bas (en Allemagne), il nous a dit qu’il va aider ces joueurs à grandir et à profiter du football. Raison pour laquelle, il a opté pour  le centre, en commençant par Parakou. C’est de là, on a commencé. Après, en 2019, on a eu l’idée de créer l’Académie Kabongo sport de Kandi. Donc, on a aussi un centre à Kandi.

Quelles sont les conditions d’intégration des centres Kabongo ?

La seule condition, vous amenez votre enfant au centre. Au fil d’un mois, nous allons l’observer pour voir si effectivement il a la volonté. Parce qu’il faut d’abord avoir la volonté. Si  l’enfant n’a pas la volonté, on ne peut pas le garder. Les coaches sont là pour l’observer. Par exemple, le coach principal Zamba Raoul est avec nous. Donc, on observe l’enfant et si effectivement, on a vu que l’enfant veut  jouer au football, on l’intègre dans le groupe. Donc, nous n’avons pas de conditions à remplir pour le moment. Le centre est social à but non lucratif. C’est comme ça que depuis bientôt deux ans, le président Kabongo a pris l’initiative d’encourager ces enfants en leur donnant la chance d’aller à l’école. C’est dans ce but, chaque année, on a commencé à distribuer des kits scolaires aux enfants. L’année passée en 2019, c’était les enfants de l’Académie Kabongo Sport de Parakou. Cette année en 2020, c’est aux pensionnaires de la ville de Kandi,  qu’on a distribué des kits scolaires, en plus des enveloppes financières.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Nos difficultés sont énormes. Par exemple, il y a manque d’infrastructure. Le seul stade que nous avons à Parakou, le stade est occupé de 7h à 19 h alors que les enfants ont besoin de jouer. Ils ont besoin de temps de jeu. Les difficultés, c’est le problème de stade d’abord. Nous avons aussi des difficultés au niveau des écoles. Les enfants qui étudient vont à l’école les samedis et les mercredis ; les jours où les enfants ont au moins un peu de temps, ils sont encore occupés par les études. Après ça, il y a manque de moyen de déplacement parce que les enfants sont un peu partout dans les trois arrondissements de Parakou. Il y a d’autres qui sont à Tourou. Ils viennent ici, on a de difficultés à les déplacer.

Transcription : A.F.S. et M.T. (Coll)

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