En dépit des remords du chef de l’État: La Rupture peine à admettre la crise sociale

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Il n’est pas de jour où les cris d’alarme des populations  ne se font entendre. La crise sociale qui sévit au Bénin prend une ampleur inquiétante et les impacts en sont très perceptibles. Mais le régime de la Rupture semble banaliser la situation. Les nombreux cas de suicides, notamment les décès par pendaison que l’on observe ces jours-ci, le cas le plus récent d’un citoyen qui n’en pouvant plus, préfère se donner la mort en sautant du pont pour se jeter à l’eau,  mais également  le malheureux événement qui s’est produit il y a quelques jours, devant la présidence de la République où un père, peiné de voir son enfant  affamé pendant plusieurs jours, décide de le jeter sur la route en pleine circulation, n’ont pu convaincre le pouvoir. La récurrence des cas de suicide devient de plus en plus préoccupante au point où la Conférence épiscopale du Bénin, s’y est penchée lors de sa dernière session.  Et réagissant à l’événement qui s’est produit devant la présidence, le pouvoir a balayé du revers de la main, l’argument selon lequel l’exaspération par le parent, de la misère ambiante serait à l’origine de l’acte et privilégie la thèse du dérèglement mental du géniteur. S’inscrivant dans la même logique, le chef de l’État, au cours de sa tournée, pour se justifier, évoque la suppression de l’argent sale qui circulerait sous le régime défunt. Mais, c’est sans compter avec les déguerpissements des abords de la voie, des bonnes dames qui s’adonnent à des activités génératrices de revenus pour se nourrir, les nombreux licenciements et autres réformes privatives, ayant plongé la population dans la misère. Si l’on admet que l’argent sale a circulé sous le régime Yayi, l’on doit également reconnaître que c’est sous ce régime qu’on a eu droit à des augmentations exponentielles de salaires des travailleurs, relevant ainsi leur niveau de vie, à des actions sociales telles que les microcrédits aux plus pauvres, la mutuelle de santé et autres. Sous la Rupture, c’est plutôt à des diminutions de salaires qu’on a assisté, le microcrédit entre temps suspendu et relancé ne revêt plus le caractère retentissant d’alors, l’Arch annoncée depuis des lustres pour remplacer la mutuelle initiée par Yayi peine à décoller.

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La situation sociale morose qui prévaut au Bénin sous le régime de la Rupture doit préoccuper le gouvernement. Écouter le cri de cœur des populations au-delà des arguments développés en cette période préélectorale pour solliciter le suffrage des électeurs, serait salutaire pour le Bénin. Reconnaître le phénomène et l’admettre est un grand pas vers la recherche de solutions.

  Mike M. 

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