Projet Drhas: L’Ong Alcrer déclenche la répression du harcèlement sexuel au Bénin

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Dans le cadre de ses activités de promotion et de défense des droits de l’homme et notamment ceux des couches les plus vulnérables du Bénin, l’Ong Alcrer bénéficie de l’appui technique et financier de l’Ambassade du Canada près le Bénin à travers le Fonds canadien d’initiatives locales ( Fcil ), pour la mise en œuvre du « Projet de renforcement des capacités des femmes à déclencher les mécanismes de répression du harcèlement sexuel au Bénin » (Drhas), dont elle a eu l’initiative . La conférence de presse marquant le lancement des activités du projet s’est tenue  mardi 17 novembre 2020, au siège de l’Ong à Cotonou, avec à l’animation, le Directeur exécutif de l’Ong, Martin Vihoutou Assogba, la Présidente du conseil d’administration, Rufine Agbo et le Directeur général du Bureau d’études Ifè Lab, Alain Kogbé Gbagbo.

 

D’une durée de six (06) mois (Septembre 2020-Février 2021), « le Projet de renforcement des capacités des femmes à déclencher les mécanismes de répression du harcèlement sexuel au Bénin » (Drhas), couvre les communes de Cotonou et d’Abomey-Calavi et vise à contribuer à réduire le phénomène du harcèlement sexuel subi par des femmes et les filles au Bénin. Selon les conférenciers, diverses activités sont exécutées déjà à ce jour, dans le cadre de la mise en œuvre du projet, dont notamment, l’organisation de quatre sessions de formation au profit d’une centaine de femmes et filles aussi bien des administrations publiques et privées de Cotonou que les étudiantes de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), sur les mécanismes de déclenchement de la répression du harcèlement sexuel. A en croire leurs propos, en appui à ces sessions de formation, l’Ong Alcrer a mis en place un mécanisme d’accompagnement juridique et psychologique aux femmes et filles victimes de harcèlement sexuel dans leur milieu de travail et d’études. Et dans le souci de disposer de données fiables et actualisées sur l’ampleur du phénomène, l’Ong a prévu , dans le cadre du projet, une étude de référence sur l’ampleur du phénomène dans les administrations publiques et privées ainsi que dans le monde universitaire sur toute l’étendue du territoire nationale . Objectif : permettre à tous les acteurs et partenaires de la lutte, de disposer de données statistiques probantes « sur ce fléau qui empoisonne la vie à des milliers de femmes et de filles en vue d’actions adéquates pour sa réduction dans notre pays ». A cet effet, un questionnaire électronique totalement anonyme est disponible et accessible via le lien https://ifelab.org/alcrer/ aux fins de recueillir les informations nécessaires et fiables pour la bonne implémentation du projet.

Appel

L’Ong Alcrer lance donc un appel à l’endroit de toutes les femmes professionnelles des administrations publiques et privées et toutes les filles étudiantes du Bénin, âgées de 18 ans au moins, victimes ou témoins du harcèlement sexuel dans leur environnement de travail ou d’études ou ayant des connaissances particulières sur le sujet, et les invite à remplir le questionnaire totalement anonyme et à le partager dans leurs réseaux d’amis.

 Les mots de remerciements de la Présidente du conseil d’administration, Rufine Agbo à l’endroit de l’Ambassade du Canada près le Bénin, pour son précieux soutien à la mise en œuvre du projet « qui contribuera à garantir aux femmes et filles, un environnement sécurisé et plus sûr pour leur plein épanouissement dans la société béninoise », ont mis un terme à la conférence.

 Thomas AZANMASSO

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