Nouvelle concession des rizeries de Malanville et de Glazoué: Que s’est-il passé Sobetri Sa?

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La Société béninoise de transformation de riz (Sobetri) n’est plus responsable des rizeries de Malanville et de Glazoué. Celles-ci sont tombées dans l’escarcelle de la société Premium rice mills industries limited. Que s’est-il passé? Qu’est-ce qui n’a pas marché malgré les offres qu’on avait pourtant jugées alléchantes en 2019?

 

En sa séance hebdomadaire du mercredi 11 novembre 2020, le Conseil des ministres a décidé de la mise en concession des rizeries de Malanville et de Glazoué, à la société Premium rice mills industries limited. Une semaine après, les raisons de cette nouvelle concession ne sont pas rendues publiques. Pas de détails sur ce nouveau choix. Lequel intervient, rappellent les souvenirs, après celui du 10 avril 2019 où ces mêmes usines de décorticage du riz Paddy avaient échu à la Société béninoise de transformation de riz (Sobetri S.A). Seulement, dans le temps, les raisons ayant motivé ce choix ont été bien renseignées dans le compte rendu du Conseil des ministres. Mais, cette fois-ci, il faut juste se contenter d’une simple annonce. Pas plus. Rien sur ce qui n’a pas marché avec la Sobetri S.A malgré les offres qui avaient pourtant été jugées alléchantes. «…C’est alors que la Sobetri S.A., qui avait déjà fait les meilleures offres financières pour les deux usines de riz…a manifesté son intérêt pour leur acquisition à un prix revu à la hausse…A l’appui de cette offre, la Sobetri S.A. a démontré qu’elle est en consortium avec de grands groupes réputés dans le domaine, autant d’atouts qui attestent de la solidité de ses capacités. Au regard de la qualité de son dossier, le Conseil a autorisé la cession des deux usines à Sobetri S.A. et instruit le Ministre de l’économie et des finances de formaliser l’opération», avait-on signifié. Que s’est-il donc passé pour que la société Premium rice mills industries limited devienne concessionnaire desdites usines? Pour l’instant, du côté du gouvernement, on a préféré donner sa langue au chat laissant cours aux approximations. Certes, l’Etat est garant du peuple et décide des engagements qu’il juge nécessaires et utiles pour son épanouissement. Mais, il n’en demeure pas moins qu’il gagnerait à donner les motivations qui fondent ces engagements.

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En effet, ceci, faut-il le souligner, rappelle un fait semblable qui, en son temps, a fait objet d’article dans votre journal. Dans sa parution du 14 Janvier 2020, Matin Libre en titrant “Nomination à la tête de l’Adma, une structure déjà liquidée: Le gouvernement amnésique?”, exerçait sa curiosité sur un fait. En effet, le compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 08 janvier 2020, au nombre des décisions prises, a procédé à la nomination de Eric Renaud comme Directeur général de l’Agence de mécanisation pour le développement agricole (Adma). Une agence liquidée au même titre que la Société nationale de promotion agricole (Sonapra), la Centrale d’achat des intrants agricoles (Caia Sa), l’Office national d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa), les six Carders, etc. Et, en sa séance du mercredi 11 janvier 2017, il va procéder à la nomination des liquidateurs de ces «anciennes structures relevant du Ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche». Frédéric Cokou Codjia du cabinet canal audit, renseigne le site d’information agricole www.zoomagro.com,  sera nommé liquidateur de l’Adma. Laquelle agence, renchérit le média, verra son sort définitivement scellé au Conseil des ministres du mercredi 10 avril 2019. Le gouvernement décidait, assurément, de la création de l’Agence nationale de la mécanisation agricole (Anama), structure qui vient substituer désormais à l’Adma.

M.M

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