Investigation autour des cas contagieux de tuberculose au Bénin: Infirmiers et relais communautaires renforcent leur capacité à Bohicon

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Le Programme national contre  la tuberculose (Pnt), en collaboration avec l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (Uictmr), a initié à l’intention des infirmiers des centres de dépistage et de traitement et des relais communautaires un atelier de renforcement de capacité sur la mise en œuvre de l’enquête autour des cas contagieux de tuberculose au Bénin. Financée par l’Agence française de développement (Afd), cette rencontre qui  se tient à Bohicon du 16 au 18 novembre 2020 s’inscrit dans le cadre du projet  «Contribution à l’élimination de la tuberculose en Afrique » (Ceta).

 

Eradiquer la tuberculose du territoire national à l’horizon 2035. C’est l’objectif à terme que s’est fixé le Programme national contre la tuberculose (Pnt). Pour y arriver,  le développement de nouvelles approches, basées sur le dépistage accru des cas longtemps dissimulés au sein des communautés. Selon le Professeur Dissou Affolabi, Coordonnateur national du Pnt, son institution a opté pour cette approche puisqu’autour d’un patient tuberculeux gravite plusieurs autres cas qui ne sont pas diagnostiqués faute d’une stratégie appropriée. Ces cas constituent alors, à l’en croire, une source potentielle de propagation du germe au sein de la communauté. Il va falloir rompre la chaîne de contamination du mal en recherchant systématiquement autour des personnes atteintes, des cas contacts de tuberculeux. En cas d’absence, la chimio-prophylaxie est instituée pour prémunir  ceux qui ne portent pas le germe. Depuis quelques années, cette approche est en cours avec pour cible, les enfants de moins de cinq ans. Malgré cet effort, de nombreux défis restent cependant à relever quant à la réussite de ladite stratégie quand on sait que tous les enfants ne sont pas couverts, et ceux qui sont sous la chimio prophylaxie n’ont pas fini leur traitement.  Le chemin est encore long. D’où la nécessité d’élargir le champ de la chimio prophylaxie aux Personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvih) lorsqu’elles sont indemnes de la tuberculose pour éviter qu’elles fassent la maladie. Cet élargissement du champ d’action recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (Oms)  impose le réaménagement des dispositifs organisationnels internes pour pouvoir conserver les acquis déjà obtenus. C’est dans ce souci qu’intervient le présent atelier dont le but est de permettre aux participants de se familiariser avec les outils de la nouvelle approche. Il s’agira également de l’expérimenter avec eux afin qu’ils sachent les précautions à prendre pour sa réussite à l’échelle nationale. Des supervisions seront organisées à cet effet pour le suivi de la mise en œuvre des connaissances reçues dans les centres de dépistage et de traitement. Fabrice Kotoko, président de l’association des anciens patients tuberculeux du Bénin, salue l’initiative et rassure les citoyens par rapport à la prise en charge gratuite et effective des tuberculeux au Bénin. «La tuberculose  n’est pas une maladie de honte. Elle se guérit au Bénin. Donc n’hésitez pas à vous présenter dans un centre de prise en charge  à l’apparition des premiers symptômes » a-t-il conseillé.

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Fernand Kinmahou (Corresp. Zou-Collines)

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