Sous la Rupture: « (…) le miracle » : finalement, que retenir ?

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(Déjà plusieurs versions de Talon sur le concept)

Alors qu’il avait promis à ses compatriotes, et même à l’Elysée en France, « de faire le miracle » en un mandat unique de cinq années, le président de la République, Patrice Talon, semble varier dans ses propos tenus en 2016. A moins qu’il soit incompris. Chronologie d’un concept visiblement ondoyant sous la Rupture.

 

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Dans cet extrait d’un échange qu’il a eu avec les étudiants du Bénin, avant la présidentielle de mars 2016, et dont la transcription a été publiée dans le journal béninois ” La presse du jour ”, vendredi 15 janvier 2016, relayé par aCotonou.com, le candidat Patrice Talon qui avait à ses côtés son ancien avocat personnel et soutien, Joseph Djogbénou, déclarait entre autres : « (…) Aujourd’hui, il y a plus de 7.000 emplois directs qui relèvent de l’aventure qui a été la mienne au Bénin. En côte d’Ivoire, au Sénégal dans les pays ouest-africains, j’ai des entreprises qui fonctionnent très bien. Imaginez qu’ensemble nous décidons de changer les choses, de confier cinq ans de notre histoire à celui-là, à ce jeune homme que je suis encore plein de vigueur, de démontrer que les choses sont possibles. Avec l’Etat on peut faire le miracle, quand on a l’envie, le réflexe, et quand on sait le faire. La jeunesse pour nous est une obligation de résultats (…) ».

Quelques mois plus tard, quand il a été élu et investi président de la République du Bénin, Patrice Talon s’est rendu à l’Elysée, en France. Au terme de l’audience à lui accordée à l’Elysée par François Hollande, le 26 avril 2016, il a réitéré son vœu de faire ce miracle au bout du mandat présidentiel. Patrice Talon s’est adressé à la presse française en ces termes : « (…) J’ai l’ambition, et j’aime bien le dire haut et fort, au terme de cinq années, de faire le miracle, de réaliser cette magie…».

Le revirement…

Que s’est-il passé pour qu’au bout de deux ans, le chef de l’Etat fasse un revirement. L’ambition affichée en 2016 a été rangée. Le discours a varié. Du coup, en février 2018 face à une délégation des populations de Glo-Djigbé, commune d’Abomey-Calavi, Patrice Talon a exprimé son étonnement face à l’impatience dont fait preuve le peuple face à l’exécution du Programme d’action du gouvernement. « Je n’ai jamais dit à mes concitoyens que je ferai des miracles pour que tout change en une seule journée. Non…je n’ai jamais dit”, a-t-il clarifié. Et d’ajouter : « Il n’en sera pas ainsi. Si quelqu’un vous rassure de cela, il a menti » (source : beninwebtv.com). Deux ans plus tard, à nouveau, le chantre de la Rupture profite de sa  tournée nationale dans 54 villes du Bénin, entamée par la partie septentrionale le 12 novembre 2020, pour faire une autre déclaration sur le concept. « (…) Que chacun se contente de ce qu’il gagne. Ça va durer 5 ans, 10 ans, 15 ans, peut-être même 20 ans. Mais au bout et très vite, les enfants du Bénin, les uns après les autres vont se suffire. Un pays peut se développer si chacun fait correctement ce qu’il a affaire, s’il est un bon citoyen et que les impôts que vous payez soient utilisés pour faire les routes, les écoles, les hôpitaux, sans détournement. C’est ce qu’on demande à un chef. On ne demande pas à un chef de faire des miracles. Le miracle, c’est chacun de nous qui le faisons. C’est pas le travail d’une génération, c’est pas le travail d’un mandat (…)», a confié Patrice Talon (verbatim).

Des premiers propos tenus en 2016 à celui tenu il y a quelques jours dans le département du Borgou, qu’est-ce qui n’aurait pas marché ?

Worou BORO         

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