Sous la Rupture, de 2016 à 2020: Comment 800.000 emplois ont été créés

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La polémique enfle au sujet des emplois créés au Bénin, sous le gouvernement de la Rupture, ces quatre dernières années. En tout cas, ces nouvelles données ne font pas l’unanimité. Pourtant, ces chiffres sont fondés, justifiés… selon le gouvernement.

 

En effet, selon l ’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insaé), plus de huit cent (800) mille nouveaux emplois auraient été créés. Pour être on ne peut plus précis, le nombre de nouveaux emplois entre avril 2016 et juin 2020 est évalué par l’Insaé à huit-cent-sept mille quatre-cent vingt-sept (807 427) emplois, à raison de (210 584) emplois formels et cinq cent quatre-vingt-seize huit-cent quarante-quatre (596 844) informels. Des chiffres que ne valide pas Kassa Mampo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb). « (…) N’oublions pas que le gouvernement a fermé des sociétés. Du côté même de l’éducation où on parle des aspirants qui seraient considérés comme la création de l’emploi, avant le recrutement des aspirants il y avait les vacataires. Au niveau des chantiers où on utilise les ouvriers, c’est un emploi précaire (…). Donc on ne sait pas où est-ce qu’ils sont allés trouver les 800 mille et quelques », interroge le syndicaliste dans un reportage sur Radio BBC. A bien le suivre, il ignore d’où sortent ces données. Mais à en croire l’Insaé, tout ça n’est pas sorti du néant. Les plus de 800 mille emplois sont tirés des données de l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel puis de la comptabilité nationale, notamment les données collectées auprès des Direction de la programmation et de la prospective des ministères, de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) et de l’Insaé même.  « C’est des informations que nous avons collectées auprès de certaines structures qui s’occupent de gérer les projets qui tirent des valeurs ajoutées auprès des programmes, des différents grands projets qui sont mis en place. Il y a l’Anpe, et c’est sur la base de ces chiffres-là que nous avons fait ce recensement », renseigne le Directeur général de l’Insaé, Laurent Hounsa. Au nombre des secteurs qui ont contribué à avoir ces chiffres, il y a les infrastructures avec les routes et les ouvrages déjà construites et ceux en construction. Il y a l’agriculture et le commerce avec respectivement 38,9%  et 19,3% des emplois. « Les domaines dans lesquels ces emplois-là ont été créés, il y a déjà l’enseignement. Dans le domaine de l’infrastructure, emplois précaires, c’est un autre débat. En tout cas nous, nous sommes statisticiens ; nous devons respecter les méthodologies utilisées dans tous les pays. Donc c’est sur cette base-là que nous produisons les données», affirme le patron de l’Insaé. Et d’ajouter : « Sur ces emplois, il y a des emplois informels. Quelqu’un qui crée dans une rue un centre d’artisanat, il n’est pas déclaré officiellement, c’est de l’emploi ».

De ce qui précède, la politique globale de développement mise en œuvre au Bénin depuis avril 2016 par le gouvernement de la Rupture à travers le Programme d’action (Pag), et ce sous la coordination du ministère d’Etat en charge du plan et du développement et sous le leadership du chef de l’Etat, Patrice Talon, a induit des centaines de milliers d’emplois dans maints domaines. Qu’ils soient directs ou indirects, dans le formel ou l’informel, ces emplois estimés à plus de 800.000 en 4 ans, ont été comptabilisés suivant une méthodologie bien connus des pays. Et l’Insaé qui en a l’expertise y a veillé. Du moins, selon les explications fournies par son Directeur général.

Worou BORO

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