Cnhu Hubert Koutoukou Maga: Le chemin de croix des dialysés reprend

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Depuis une dizaine de jours, le Centre national hospitalier  universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou ne dispose plus suffisamment de kits pour la dialyse. Une situation inquiétante qui met ainsi en danger la vie des patients.

 

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C’est le désarroi chez 250 personnes sous dialyse qui fréquentent quotidiennement le Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou. Depuis une dizaine de jours,  une partie du stock de kits de dialyse est épuisée. Sur la quarantaine d’appareils que compte cet hôpital, seulement une vingtaine est encore fonctionnelle. En fait au centre de dialyse, on utilise deux types de matériel: les appareils de marque B-Braun et de Fresimus. Mais les deux matériels n’utilisent pas des kits compatibles. Et ce sont ceux de Fresimus qui sont en rupture de stock. Conséquence : les médecins sont obligés de se rabattre sur le matériel B-Braum pour dialyser les patients. Or en 24 heures, il y a quatre séances de dialyse.  Le matériel devrait être au repos pendant au moins une heure  avant qu’on ne le branche à d’autres patients. Au bout du compte, certains patients qui ont besoin de dialyse deux à trois fois par semaine ne bénéficient qu”une seule fois de soins. Des malades rencontrés sont désespérés. Ils tiennent à leur vie et ne comprennent pas pourquoi, leur État les a abandonnés. Un patient qui a requis l’anonymat n’a pas cessé d’égrener les peines que  les personnes souffrant d’insuffisance rénale rencontrent au Bénin. ” D’abord, une séance de dialyse coûte au moins 70.000 francs Cfa. Et certains font trois séances par semaine. A cela il faut ajouter  les médicaments anti anémiques qui coûtent 12.000 francs par séance. Faites le calcul vous-mêmes et voyez ce que dépense un malade par semaine pour se maintenir en vie et s’occuper de sa famille”, a-t-il indiqué. Et il ne s’est pas arrêté en si mauvais chemin. Selon lui, les coupures de courant électriques sont récurrentes et au moment où plusieurs personnes sont sous dialyse. Le groupe électrogène pour le relais est régulièrement en panne. Il y a aussi un manque criard de personnel  dans cette unité sanitaire. Il n’y a pas suffisamment de médecins, d’infirmiers et même de lits. “Les plus exposés sont les nouveaux venus. Ils n’ont pas de prise en charge. Et comme ils n’ont pas suffisamment d’argent, ils ne peuvent pas venir à l’hôpital. Et ils meurent chez eux. L’un d’entre nous est décédé il y a quelques jours parce qu’il n’a pas les moyens de se faire soigner”, regrette un anonyme.  Un responsable de cet hôpital reconnait cet état de fait. “C’est vrai ce que vous dénoncez mais c’est circonstanciel.  Ça va se régler cette semaine et les nouveaux appareils dont le gouvernement du président Patrice Talon nous a doté sont en train d’être installés “, a-t-il rassuré.

Mike M.

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