9e édition de la Journée internationale de la fille: ESAM engager pour lutter contre le mariage des enfants

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Dans le cadre de la célébration de la 9e édition de la Journée internationale de la fille (Jifi) 2020, le Partenariat national de lutte contre le mariage des enfants au Bénin (Pnlcmeb), à travers l’Ong Enfants Solidaires d’Afrique et du Monde (ESAM) a organisé un dialogue intergénérationnel sur le thème : «Ma voix, l’égalité pour notre avenir. Les enjeux du mariage des enfants au Bénin». Ce dialogue a eu lieu, vendredi 16 octobre 2020 à l’Infosec de Cotonou.

 

Au Bénin, une étude de 2015 sur le comportement, les attitudes et les pratiques violentes sur les enfants, menée par le ministère de la Famille et des affaires sociales avec le soutien de l’UNICEF, montre que le mariage des jeunes filles est une pratique communément acceptée. Près d’une fille sur 10 est mariée avant 15 ans et plus de 03 sur 10 avant 18 ans. Ces mariages forcés ou précoces ont un impact conséquent sur l’accès à l’éducation. C’est pour renverser la tendance que le Pnlcmeb à travers l’Ong ESAM a choisi de poser le débat entre les générations et les parties prenantes (l’État, les organisations de la société civile et les jeunes filles) enfin de définir des actions concertées pour mener la lutte.

Pour Norbert FANOU-AKO, directeur de l’Ong ESAM et coordonnateur du partenariat, ce dialogue intergénérationnel est le fruit d’un travail de longue haleine depuis décembre 2019. Ce dialogue, dira-t-il, doit aider à réduire ces pratiques. «C’est pourquoi toutes les parties prenantes ont été conviées pour apporter des contributions notables pour l’avancée de la lutte», a-t-il avancé.

Tout en rappelant que le Bénin est mal placé au niveau de la protection des filles, Olivia Diogo Gbaglo, Expert en Santé et droit sexuels, reproductifs à l’Ambassade des Pays-Bas, a laissé entendre que l’éducation des filles n’est pas la tasse de thé de beaucoup de familles à cause de plusieurs facteurs. «Une fille éduquée est la femme épanouie de demain», a-t-elle insisté. Quant à Brice Kakpo, représentant du Ministre en charge des Affaires sociales, il a rappelé les efforts du gouvernement pour améliorer les conditions des filles et a rassuré de l’engagement de l’Etat béninois à poursuivre la lutte aux côtés de la société civile.

M.M.

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