Récession mondiale: Le Fond Monétaire International (FMI) révise ses prévisions pour 2020

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Dans un environnement économique déprimé, l’annonce du FMI fera office de bonne nouvelle de la semaine : selon ses analystes, ce qui restera comme la crise la plus massive depuis les suites du krach de 1929 pourrait avoir des effets un peu moins mordants que prévus. Au global, le FMI estime la récession mondiale à 4,4% cette année, une prévision meilleure que les 5,2% de décrochage du PIB global estimés il y a trois mois encore.

 

À cela, le FMI avance deux explications : d’abord, l’ensemble des mesures de soutien à l’économie mises en place par les gouvernements du monde entier. Un interventionnisme sans précédent qui a permis d’amortir les effets de la crise. Mais surtout, si les chiffres du FMI remontent, c’est grâce à la Chine.

1,9% de croissance inespérée

La pays d’où la pandémie a démarré serait ainsi en train de réussir un tour de force : celui de terminer l’année sur une croissance positive, seul grand pays à afficher une telle prévision positive. Pour 2020, l’économie chinoise pourrait ainsi croître de 1,9%. Une surprise, mais pas un miracle : l’année dernière, les prévisions des analystes promettaient à la Chine 6% de croissance en 2020, des prédictions alors qualifiées de pessimistes (sic).

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Mieux encore : par sa taille, l’économie chinoise est en train de tirer la croissance mondiale vers le haut. Pour autant, il faudra probablement attendre 2023 pour voir les économies occidentales ou d’Amérique du Sud revenir aux niveaux de croissance de l’avant-Covid.

Selon ces mêmes estimations, la France devrait voir son économie se contracter de 9,8% cette année, pour une reprise estimée à 5,2% l’année prochaine. Une promesse d’embellie que le FMI juge encore fragile, tant que l’issue de la pandémie n’est pas connue, comme pour nombre d’autres pays.

Dans sa note d’analyse, le FMI rappelle que “la crise est loin d’être finie”, et que “les travailleurs à bas revenus, les femmes, et les jeunes sont les plus durement touchés par l’état du marché du travail.” Selon ses estimations, ce sont 90 millions de personnes que la crise pourrait faire tomber dans “des privations extrêmes” cette année. À ce jour, l’organisme estime les pertes économiques globales dues à la pandémie à 11.000 milliards de dollars.

 

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