Jean Marc Adjovi Boco à propos du Master-Class de Anif-Football: «On va juste rapporter des éléments de compréhension, d’analyse…»

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Le projet de Anif-Football, les motivations de Jean Marc Adjovi Boco pour ce programme de formation et le choix de la ville de Parakou, outre Cotonou, pour abriter ladite formation. Tel est le menu de cette première partie de l’interview que nous a accordée, Jean Marc Adjovi Boco qui n’a pas manqué de clarifier ce que cette formation peut apporter aux participants. Lisez-plutôt.

 

Qu’est ce qui vous a séduit dans le projet de Anif-Football ?

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 Ce qui me séduit dans cette Association, c’est l’envie d’apporter un complément à ce que fait la Fédération béninoise de football (Fbf). Ces dernières années, le travail de formation des jeunes n’a pas été réalisé et je trouve que la volonté de cette Association de s’occuper des jeunes et de la formation des cadres va dans le sens et sur la ligne que le chef de l’Etat a tracée, celle du développement du sport et notamment du football.

Quelles sont vos motivations pour avoir intégré ce programme de formation ?

 Mes motivations pour avoir intégré ce programme de formation sont celles de l’envie de partager mon expertise, mes expériences notamment les 20 ans d’existence du projet Diambars. L’Association qu’on a créée avec Bernard Lama, Patrick Viera et Saer Seck date d’octobre 2000. Et en octobre 2020, ça fera 20 ans d’expériences que je compte partager avec le Bénin. J’espère que ce sera une belle réussite. Toutes ces expériences, je vais les partager avec tous ces encadreurs, ces éducateurs et promoteurs de centre de formation. C’est toujours ce que j’ai voulu faire. La transmission fait partie des valeurs qui sont les miennes.

Pourquoi avoir choisi outre Cotonou, de faire la formation également à Parakou ?

J’ai fait beaucoup de choses à Cotonou. J’ai déjà visité des centres de formation à Cotonou et à Porto-Novo. J’ai été voir aussi des choses à Ouidah. Pour le moment, je ne suis pas monté dans le Nord. Je sais combien le sport et le football en particulier prospère là-bas. J’ai regardé les résultats et j’ai beaucoup d’amis qui me disent qu’il faut que j’aille dans le Nord. Et j’ai une réelle envie d’aller rendre visite à mes compatriotes du Nord du Bénin.

Vous avez voulu une participation massive des femmes à cette formation. Qu’est ce qui explique ce choix?

On voit dans le monde entier aujourd’hui le football féminin se développer. On est encore au balbutiement sur le continent africain. J’ai vu quelques filles jouer. Je pense que le Bénin peut très rapidement se positionner parmi les bonnes équipes du continent. Il faut qu’on prenne ce projet du football féminin véritablement en main. En plus, la cause féminine me tient tout particulièrement à cœur. Je suis l’un des porteurs du projet «Carte Rouge» qui vise à combattre les violences et les discriminations faites aux femmes et aux filles. Je pense que la femme est l’avenir de l’homme. Et je pense que ces dernières décennies, on n’a tellement manqué d’actions de développement envers les femmes et dans toutes les dimensions. Aujourd’hui, s’occuper de la formation des jeunes filles et des femmes me tient tout particulièrement à cœur.

Qu’est ce que cette formation peut apporter aux participants ?

Il ne faut pas qu’on pense que les gens qui vont sortir de cette formation vont devenir les plus grands éducateurs de ce monde. C’est juste en une heure et demie. C’est déjà un honneur de partager cette formation avec le coach Edmé Codjo qui est quelqu’un que j’apprécie. C’est quelqu’un d’extrêmement compétent et humble. Il faut que le Bénin se rende compte de la qualité des hommes qui sont ici. Ce qu’on va apporter, c’est juste une heure et demie d’échanges, d’expériences. Mais en sortant de là, il ne faut pas qu’ils pensent qu’ils auront tout, que ça soit sur les jeunes, ou sur les centres de formation ou sur le transfert. Ce n’est pas ça du tout. On va juste rapporter des éléments de compréhension, d’analyse, des expériences. Mais derrière, ce qu’il faut, c’est qu’il y ait de vraies formations qui soient mises en place. Et ça, c’est le rôle de la Fbf, du Directeur technique national (Dtn).

Propos recueillis par Abdul Fataï SANNI

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