Dans l’univers d’Eric Ahanhanzo-Glèlè: Des papiers journaux en objets d’arts !

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Souvent abandonnés par milliers dans des magasins et imprimeries ou généralement laissés aux vendeuses de pain, les papiers journaux servent bien dans la réalisation des objets d’arts. Impossible, diront certains mais c’est pourtant réel et Eric Ahanhanzo-Glèlè reste un pétrificateur de papiers journaux.

 

La quarantaine environ, Eric Ahanhanzo-Glèlè est un enseignant d’anglais mais aussi un décorateur évènementiel. Depuis quelques années, l’homme qui se construit, dans l’ombre, une réputation dans la fabrication des objets d’arts à partir des journaux recyclés, s’ouvre au public. Dans les locaux de l’Ecole primaire publique de Dandji (à quelques mètres des bureaux du 1er arrondissement de Cotonou), l’homme expose son génie créateur depuis quelques jours. Esthétiques et attirants, les objets d’arts fabriqués méritent bien d’être valorisés. Ici, tout sort de l’entendement. Colliers, plateau d’œufs, gourde, sacs, louche, jouets pour enfants, des sous-plats, tout pour la décoration murale, des tables, bols…On y trouve un peu de tout dans l’univers d’Eric Ahanhanzo-Glèlè. D’où lui est venue l’idée de façonner des objets d’arts à partir des journaux ? L’homme qui prend plaisir dans ce métier, explique que cela remonte à quelques années, une époque où les pots de fleurs revenaient coûteux. Et face à la fragilité des pots en verre ou fabriqués avec d’autres matières, il avait songé à fabriquer quelque chose de durable et qui résisterait aux coups, à des chocs. Les papiers journaux étant la matière la plus accessible, il décida de concevoir des pots de fleurs à base des journaux recyclés. Ce qui fut très apprécié. L’appétit venant en mangeant, l’homme prend du plaisir désormais à s’en servir pour fabriquer plusieurs autres objets d’arts. Les papiers journaux, une matière facile à travailler, selon Eric. Bien que ses œuvres ne soient pas assez connues du public, défaut d’exposition, l’homme refuse de se réclamer comme celui qui a inventé cela. Et pour renforcer ses compétences, Eric Ahanhanzo-Glèlè suit des cours en ligne. Si en Europe et en Asie, les choses ont assez évolué, l’Afrique se trouve à la traîne malgré les merveilles qu’on découvre au Tchad. On peut tout faire avec les papiers journaux car tout dépend de la façon dont le journal est plié, précise-t-il. Chose curieuse, bien qu’ils soient conçus à base des papiers journaux, les objets sont pour la plupart imperméables à l’eau, car façonnés avec la colle. Par ailleurs, les colliers fabriqués ne peuvent être détruits par la pluie, rassure Eric. A en croire ce dernier, l’écoulement des produits ne constitue pas son souci majeur mais plutôt l’accès à la matière première : les journaux. “ Il y a des organes de presse qui nous donne ça gratuitement“, reconnaît-il avant d’estimer que d’autres préfèrent les lui vendre tandis que d’autres préfèrent en donner aux vendeuses. L’accès aux papiers journaux devenant de plus en plus compliqué, Eric Ahanhanzo-Glèlè lance un appel pressant aux responsables des médias afin que les objets d’arts soient davantage accessibles au grand public. L’idée d’un partenariat n’est pas exclue et l’homme estime avoir des projets pour la valorisation des journaux locaux. Il y a des talents au Bénin mais par défaut de communication, qui selon lui a un coût, ces talents demeurent dans l’ombre. Pour révéler des talents, il faut aller à la base, ils y sont et développent avec des moyens limités, leur génie créateur, lance-t-il.

A.B

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