Probable candidature pour un second mandat: Talon sacrifie plusieurs carrières politiques

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Les choses se précisent de jour en jour pour un probable retour aux affaires de Patrice Talon, à l’issue de son premier mandat à la magistrature suprême du Bénin. Contrairement à son vœu de faire révéler le Bénin à la faveur d’un seul mandat de 5 ans, il est loisible ces jours-ci de voir un mouvement uniforme de suscitation de la candidature du chef de l’État pour briguer un second mandat. Et comme à l’accoutumée, le chef de l’État finira par céder à la pression de gré ou de force, donnant l’impression de répondre aux sollicitations du peuple. Il ne serait donc pas surprenant d’assister dans les tout prochains jours, à la déclaration de candidature du chef de l’Etat, à la présidentielle de 2021. Seulement, contrairement aux années antérieures où l’on assiste à une effervescence au sein des différentes chapelles politiques à la veille du scrutin, c’est le calme plat. Le prochain scrutin présidentiel présente un caractère particulier, marqué en effet par l’exclusion de certains potentiels candidats. Condamnation par la justice, nécessité de faire parrainer leur candidature par des élus, sont autant d’obstacles qui se dressent sur le chemin pour nombre de Béninois capables de briguer la magistrature suprême. Ils verront ainsi leurs chances d’accès au palais de la Marina hypothéquées, frappés par des peines d’emprisonnement et d’inéligibilité pour les uns et par le critère de l’âge pour d’autres.

Des partisans du chef de l’Etat dans le collimateur

En décidant de rempiler pour un second mandat, Patrice Talon aurait sacrifié les carrières politiques de plusieurs de ses partisans. Au-delà des personnalités politiques de l’opposition encore incertaines de prendre part à la présidentielle de 2021, plusieurs hommes politiques béninois pétris de compétences et capables de fédérer les énergies pour un réel développement économique et social du Bénin sont tapis dans l’ombre du chef de l’État. Nombre d’entre eux ont fait leur preuve dans la gestion des affaires du pays et pourraient valablement présider aux destinées du Bénin, mais se verront obligés de  se contenter de jouer les seconds rôles si Patrice Talon rempilait à la tête du Bénin. D’autres ont atteint l’âge limite exigible par la Constitution et auraient pu saisir leur dernière chance pour prouver à la face du monde, ce dont ils sont capables. L’ouverture du jeu électoral à tous leur aurait permis de se révéler au grand jour pour prendre une part active à la compétition. D’autres encore qui, dans un passé récent, ont suscité l’espoir du peuple béninois, perdent progressivement toute crédibilité pour avoir été comptables d’un régime décrié. Des carrières politiques construites au fil des années, et qui  se trouvent engluées et sacrifiées sur l’autel d’intérêts personnels. A défaut de s’émanciper du joug qui pèse sur ces valeureux Béninois par crainte de représailles, il est souhaitable que des mesures idoines soient prises pour favoriser une élection présidentielle inclusive et ouverte en 2021.

 

M.M.

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