Présidentielle 2021: Plausible candidature d’un exilé comme en 2016?

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À moins de huit mois de la présidentielle prochaine au Bénin, les ambitions peinent toujours et ce pour une première fois, à s’éclore. Au sein de la mouvance, partant du Chef de l’État jusqu’à son entourage immédiat ou lointain, motus et bouches cousues ! En face, l’Opposition aussi semble pour l’heure être tétanisée. À part un certain Joël Aïvo dont beaucoup ignorent encore la ligne directive exacte, c’est à un désintérêt forcé à cette joute électorale, que l’on assiste en attendant. Une situation qui va d’ailleurs de soit quand on se remémore que plusieurs challengers de taille de Patrice Talon ou de son successeur, ont été tous contraints à l’exil. À y voir de près, leurs positions géographiques actuelles ne devraient en aucun cas déteindre sur l’extériorisation de leurs ambitions de conquérir le palais de la Marina, du moment où beaucoup parmi eux comme Lionel Zinsou, Sébastien Ajavon, Komi Kouctché ou encore Lehady Soglo ont toujours caressé ce rêve. En 2015, l’actuel Chef de l’État Patrice Talon était aussi dans une certaine mesure, dans leur posture. En effet, exilé en 2012 dans l’hexagone, l’ancien homme d’affaires, devenu Président de la république plus tard, n’avait en aucun cas lésiné sur les moyens ni sur les stratégies politiques, pour tenir tête à son ennemi d’alors, l’ancien Président Boni Yayi. Malgré donc la distance et tous ses déboires judiciaires d’avec le régime précédent, Patrice Talon a réussi à tenir tête à Boni Yayi, sur tous les plans. En s’annonçant candidat à la présidentielle de 2016 alors même qu’il était absent du territoire béninois et avait des démêlés judiciaires, il est arrivé avec le peu d’acteurs politiques qui le soutenaient, à gagner le cœur des béninois, malgré le tandem Fcbe-Prd-Rb qui prédisait un KO historique pour le candidat de la mouvance. La fin, tout le monde la connait ! Le plus riche des béninois a pu fouler le sol de son pays, en s’imposant face à Lionel Zinsou au second tour de ce rendez-vous électoral. Cinq ans plus tard que cette même situation semble se répéter à quelques exceptions près, tout semble être fade et blafard du côté des actuels exilés politiques, au régime de la Rupture et du Nouveau départ. Nonobstant l’imminence de la présidentielle de 2021, rien n’est à attendre d’eux pour l’heure. Sans initiatives ni stratagèmes convaincants, ces richissimes et populaires personnalités politiques béninoises sont taiseuses plus que jamais. Certes, leurs situations actuelles sont beaucoup plus critiques et complexes que celles de Patrice Talon en son temps. Car ce dernier avait bénéficié de plusieurs décisions de justice en sa faveur, tant au plan national qu’à l’international. Ce qui n’est pas forcément le cas pour les exilés de l’heure ayant la carrure de candidats à la présidentielle. Tout ceci, à l’instar de la Criet et de certaines réformes politiques et judiciaires qui sont d’actualité actuellement, et qui les mettent presque définitivement hors course. Mais, n’empêche ! Car, toujours est-il que ces Opposants à l’étranger ont, aux premières heures de leurs situations astreignantes, vite courbé l’échine de par leur manque d’engagement et de stratégies en ouvrant donc le boulevard au régime actuel, qui a suffisamment profité de leur indolence pour tout verrouiller sous leurs pieds. Mais, une chose est évidente. C’est que ces exilés ont contrairement à Patrice Talon d’alors, refusé de mettre les pieds dans le plat et de briser la glace. Leurs discours et déclarations liminaires au final, n’auront servi à rien ! Ainsi, leur absence à la présidentielle de 2021 n’est qu’une question de temps.

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Kola Paqui

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