Précarité de l’emploi des jeunes béninois: Aïvo dénonce la loi sur l’embauche

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Entre autres sujets abordés avec ses interlocuteurs dans son périple national entamé depuis deux ans maintenant, la précarité de l’emploi préoccupe au premier plan le professeur Joël Aïvo. En trois rencontres en l’espace d’une semaine, l’agrégé des facultés de droit, de plus en plus appelé à briguer la présidence de la république, a dénoncé la récente loi sur l’embauche qui, à ses dires, favorise plutôt les pertes d’emploi en masse.

Trois auditoires différents, une cause commune appelée précarité de l’emploi. Et le professeur Joël Aïvo, orateur qui a offert son écoute à tous dans une tournée marathon de 72 heures, est constant et formel sur la source du mal : la loi sur l’embauche et ses corollaires.

A Pahou le 1er août dernier face à des organisations de femmes, il a reçu le poignant témoignage de la dame qui entretient encore sa fille mariée et ses petits-enfants parce que son gendre n’a plus de travail ; le lendemain à Porto-Novo, invité par la Coalition des jeunes démocrates engagés pour la Justice sociale, il découvre des pères et mères de famille en proie à la précarité, qui ne vivotent plus qu’au jour le jour ; trois jours plus tard sur le campus universitaire d’Abomey-Calavi, les étudiants venus d’établissements publics comme privés, clament à leur enseignant leurs peurs de perspectives professionnelles peu prometteuses.

L’agrégé des facultés de droit, par la pédagogie de la répétition, a chaque fois expliqué que la loi sur l’embauche votée par le Parlement béninois et promulguée par le Chef de l’Etat en fin août 2017 favorise plutôt les pertes d’emploi. A l’en croire, beaucoup d’entreprises ne prospèrent plus du fait de l’accaparement des secteurs-clés de l’économie par un clan. Et comme pour leur faciliter la tâche, la loi sur l’embauche leur permet de remercier les travailleurs à tour de bras. Désormais, « cette loi précarise l’emploi et fait de l’employé un esclave condamné à vivre … avec la peur de perdre à tout moment son emploi. Elle ne garantit aucun avenir radieux pour les jeunes car quelles que soient les ambitions et les projets de vie, sans un emploi stable et durable, tu ne peux les réaliser », a laissé entendre Joël Aïvo, qui ne se contente pas de mettre le doigt sur la plaie.

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Comme thérapie au mal de la précarité de l’emploi, le professeur titulaire de droit public suggère de casser les monopoles en libéralisant de nouveau l’économie et en instaurant la justice économique et sociale. Il en prend l’engagement et promet à ses auditoires que la page aura été tournée dans neuf mois.

La loi du 29 août 2017 votée par le Parlement béninois et relative à l’embauche, le placement et l’intérim rend désormais le contrat de travail à durée déterminée indéfiniment renouvelable ainsi que les droits de licenciement dérisoires.

Depuis deux ans, le professeur et constitutionnaliste Joël Aïvo parcourt les contrées du Bénin pour partager avec eux le vécu quotidien de ses compatriotes rendu difficile par la gouvernance économique et sociale du régime en place. Il est de plus en plus sollicité par différents groupes de citoyens pour être candidat à la présidence de république en avril 2021.

 

M.M

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