60 ans d’indépendance/Entretien avec le président du Cnos-Ben: «Notre pays est sans boussole depuis les indépendances (…)», dixit Julien Minavoa

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Le président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) Julien Minavoa s’est prononcé sur les 60 ans d’anniversaires de l’indépendance du Bénin, dans le domaine du sport. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, le patron de la mère des Fédérations sportives lève un coin de voile sur les six domaines qui devaient permettre au Bénin de s’inscrire dans une approche managériale performante et durable. Lisez-plutôt !!!

 

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Quels sont les acquis et les regrets d’hier à aujourd’hui dans le domaine du sport dans l’armée béninoise ?

Cette question m’oblige à vous dire d’emblée que le sport renferme plusieurs domaines d’actions stratégiques qui ne sont pas d’ordre figé mais plutôt dynamique. Il serait donc illusoire de se mettre à fouiner l’un de ses domaines essentiels pour y trouver des prétendus acquis et des regrets. Au moins six de ses domaines devraient être entrepris de front si l’on veut bien s’inscrire dans une approche managériale performante et durable.

Justement, quels sont ces six domaines ?

Ces six domaines ne sont autres que ceux qui constituent la trame de l’outil managérial d’auto évaluation (diagnostic) et d’auto-détermination (résilience) appelé Assiette Fédérale Identitaire (AFI). Peut-être convient-il de les rappeler : démocratisation de la pratique sportive, déclinée en quatorze (14) points focaux ; administration et procédure, déclinée en vingt et un (21) points focaux ; gestion financière, déclinée en onze (11) points focaux ; gestion technique et performances sportives internationales 26 points focaux ; dispositif juridictionnel, décliné en quatre (04) points focaux ; gestion des ressources humaines et entourage déclinée en cinq (5) points focaux.

 

Sous quel président/gouvernement, les choses ont semblé marcher plus dans le sport dans l’armée béninoise ?

Notre pays ne disposant pas de politique sportive, il n’existe pas de Plan Stratégique de Développement du Sport. Notre pays est sans boussole depuis  les indépendances à nos jours. Un brin de lueur semble aujourd’hui se mettre en place. Prions que tout aille au mieux. Surtout que la politique ne prenne le pas sur la technique.

Quelles suggestions aviez-vous pour l’avenir du sport béninois ?

Nos suggestions pour l’avenir sont d’une part, la mise en place d’une réelle réforme systémique permettant au sport de s’inscrire dans une dynamique de la performance et de la durabilité et d’autre part, que l’on puisse se servir du sport pour résoudre en partie la problématique de l’emploi des jeunes. Mais, que le mécanisme soit exsangue de toute concussion pour s’ouvrir aux véritables compétences.

Un mot pour clore cet entretien…

Notre football a pu se qualifier en junior pour les mondiaux. Certains sports ont également réussi à s’inscrire au palmarès du top 10 au plan continental voire au plan mondial. Le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) a tout de même su se sortir de l’anonymat à travers la qualité de ses dirigeants, ces 20 dernières années.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

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