Recommandations de la Cedeao à IBK: Le Mali plus chanceux que le Bénin ?

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Lundi 27 juillet 2020, par visioconférence, les chefs d’Etat de la Cedeao ont consacré un sommet extraordinaire à la crise socio-politique au Mali.  Au terme des échanges auxquels a pris part le chef d’Etat béninois, des recommandations ont été formulées à l’endroit du président Ibrahim Boubacar Keita.

Démission des députes dont l’élection est contestée, la recomposition de la Cour constitutionnelle, la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale et d’une commission d’enquête pour situer les responsabilités dans les violences post électorales. Telles sont les suggestions de la Cedeao pour une sortie de crise au Mali.

Bien que les conditions ne soient pas les mêmes, les recommandations, à l’exception de la recomposition de la Cour constitutionnelle, rappellent les exigences de l’Opposition béninoise, au lendemain de la crise post-électorale de 2019. D’ailleurs, à ce jour, l’Opposition continue de contester la légitimité des députés de la 8e législature, députés issus seulement des deux partis se réclamant du chef de l’Etat. De même, elle demande un dialogue national inclusif et la mise en place d’une commission d’enquête pour situer les responsabilités dans les violences post-électorales. C’est dire que ce qui se passe aujourd’hui au Mali, le Bénin l’a connu aussi, peut-être dans une moindre mesure. Seulement, en son temps, l’Opposition s’est sentie abandonnée. « On ne peut pas comprendre que le Bénin, modèle démocratique, soit aujourd’hui en difficulté avec un parlement monocolore et que la Cedeao fasse la sourde oreille », a dénoncé en son temps l’ex député Nourénou Atchadé sur Soleil Fm.

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Pourtant, une délégation de la Cedeao était venue rencontrer Patrice Talon, mercredi 20 novembre 2019. Mais elle est repartie précipitamment, sans pouvoir rencontrer l’Opposition. Plus tard, lors d’une réunion, la Cedeao a salué les efforts entrepris pour un retour au calme. Effort qui, selon la Cedeao, est matérialisé par le dialogue politique. Un dialogue tout aussi dénoncé par l’Opposition béninoise, parce que n’ayant pas réuni toute la classe politique, encore moins la société civile.

Une recommandation de la Cedeao aurait confortée l’Opposition béninoise dans sa position. Mais l’institution sous-régionale n’a pas jugé utile d’aller plus loin qu’un tête-à-tête avec Patrice Talon. Aujourd’hui, avec le Mali, essaie-t-elle de se rattraper ?


M.M

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