Entretien avec le président d’une équipe féminine de football Franck Arnauld Sèdjro : «Black Stones, elle est un peu à l’image du football béninois»

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Franck Arnauld Sèdjro, est le président de l’équipe féminine de football Black Stones. Passionné du sport-roi, il a milité pendant longtemps dans l’équipe masculine de football de jeunes. Membre fondateur de SAS Sports qui a fait ses beaux jours au stade de l’Amitié de Kouhounou, il a fini par atterrir au niveau du football féminin où il a créé l’équipe de Black Stones. Socio-anthropologue de formation, enseignant et responsable d’organisation de la Société civile, Franck Arnauld Sèdjro, reçu sur le forum «Football Nouveau Départ» s’est prononcé sur le football féminin au Bénin et surtout le programme de la Fédération internationale de football associations (Fifa) pour faire décoller le football féminin. Lisez-plutôt !!!

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Pourquoi avoir choisi de faire chemin dans le football féminin ?

Il faut reconnaître que depuis mon enfance et durant tout mon parcours professionnel, je suis de nature à protéger la femme. Je suis de nature à voir la femme évoluer. Je ne suis pas féministe mais je  suis de ceux qui pensent que la femme est capable de beaucoup de chose. Cette façon de voir les choses est restée très coller à moi. La plupart des choses que j’entreprends est souvent au profit des femmes. C’est pourquoi j’ai choisi le football féminin, étant passionné de football en général.

Pour cela, vous dirigez une équipe féminine. Comment se porte votre équipe Black Stones ?

Black Stones se porte bien. Quand je dis qu’elle se porte bien, c’est qu’elle est un peu à l’image du football béninois puisque nous ne pourrons mesurer nos capacités qu’en compétition. Voilà que jusque-là, il n’y en n’a pas véritablement. Pour ma part, mon équipe se porte bien.  C’est pendant les compétitions qu’on pourra montrer qu’on se porte mieux. Je sais que la saison en cours qui vient d’être suspendue, il y a eu quelques compétitions au niveau des départements et au niveau du département du Littoral, si on s’en tient au niveau où ça s’est arrêté, nous étions les premières dans le département du Littoral. On se prépare pour les compétitions à venir.

Justement, quel regard portez-vous sur le football béninois ?

Le football béninois essaye de faire son petit bonhomme de  chemin. Si ça n’a pas été l’administration qu’on a fait jusqu’à une époque donnée, nous serions un peu plus en avance aujourd’hui. Si la chose semble aller de mieux en mieux, même s’il reste beaucoup à faire, je pense que l’équipe actuelle qui dirige la Fédération béninoise de football (Fbf) essaye de faire de son mieux. Je les encourage. Pour qu’ils réussissent, il faut que ça soit vous et nous qui les accompagnons en étant éveillés, à attirer leur attention de temps à autre sur ce qui ne va pas pour qu’ils puissent corriger le tir. Si on reste dans cette droite ligne telle que ça se fait et qu’on est dans la logique de l’amélioration perpétuelle de ce que nous faisons, surtout que nous avons la chance aujourd’hui d’avoir un gouvernement qui accepte réellement d’accompagner le sport et particulièrement le football, nous avons vu le résultat que ça a donné à la dernière CAN (Coupe d’Afrique des nations), ça doit forcément marcher. L’accompagnement de l’Etat, la disponibilité des responsables de la Fbf et la passion des Béninois pour le football nous ont permis d’atteindre le seuil que nous avions atteint au niveau de la CAN. L’essentiel est d’y croire et de travailler en conséquence  pour qu’il y ait évolution.

Que dire de la politique de la Fifa pour faire décoller le football féminin ?

Par rapport à la politique de la Fifa pour faire décoller le football féminin, nous l’avons applaudie. Je crois que c’est à encourager. Les femmes sont capables de beaucoup de choses. Ce que fait la Fifa en accompagnant les différentes Fédérations pour mieux s’occuper du football féminin, c’est à encourager. Les décisions de faire les compétitions au même titre que celles des hommes, c’est également encourageant. Ça donne plus de motivation. A nos jeunes filles de savoir que l’instance suprême du football leur accorde tant d’intérêt. C’est un message pour nos Fédérations qui semblent encore traîner un peu les pas par rapport au football féminin. Si nous voulons être les meilleures au niveau du football féminin, c’est maintenant plus que jamais que nous devons saisir la perche que nous tend la Fifa en acceptant de nous accompagner. Il suffit que les différentes Fédérations se prennent un peu plus au sérieux et développent les activités qu’il faut réellement et chaque Fédération qui sera ainsi avec  une bonne organisation verra son football féminin connaître une bonne ascension.

Transcription : Abdul Fataï SANNI

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