Enterrement de l’artiste Assa Sica prévu pour samedi: Que réserve le ministère en termes d’hommage ?

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(Non à la politique de deux poids deux mesures…)

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Michel Agadja Kpodan à l’état civil, l’artiste chanteur Assa Cica, décédé vendredi 22 mai à Cotonou, des suites d’une longue maladie, de source concordante, sera inhumé samedi 11 juillet 2020 dans son village natal. Et comme à l’accoutumée au Bénin, le gouvernement sait bien rendre un digne hommage à la mémoire des illustres disparus dans le sous-secteur des arts, pour ne pas dire de la culture. L’inhumation de Gnonnas Pedro, Tohon Stan, Alokpon, Riss Cool, Zouley Sangare, Théodore Béhanzin alias ‘’Cossi’’, Grégoire Noudéhou et autres en dit long. Cependant, depuis l’annonce du décès du ‘’Rossignol’’ Assa Cica, force est de constater que jusqu’ici, c’est un silence radio qui plane. Pourtant c’est une figure de proue, sinon un pilier de la musique béninoise comme tous les autres dont les veillées funèbres ont été même annoncées en pompe à travers les médias. Mais jusqu’ici, c’est dans les coulisses bien éloignées qu’on apprend la date d’enterrement d’un musicien de sa carrure. Il y a comme une politique de deux poids deux mesures qui se dessine souvent lorsqu’il est question de rendre hommage à tel ou tel artiste. Selon que celui-ci est nanti ou miséreux, influent ou effacé de son vivant, on le traite comme tel à sa mort. Dakossi Denis en a fait les frais. Et son inhumation a été aussi triste que les conditions dans lesquelles il est passé de vie à trépas. Qu’en serait-il maintenant d’Assa Cica si depuis l’annonce de sa mort, c’est le silence radio qui règne jusqu’à ce qu’on apprenne la date de son enterrement à travers des indiscrétions ?  Le gouvernement, notamment le ministère en charge du tourisme de la culture et des arts est interpelé pour prendre les mesures nécessaires d’équilibre.  Michel Agadja Kpodan est un guitariste, parolier et mieux un philosophe sans précédent de la musique béninoise. Malheureusement c’est un talent qui a vécu dans un dénuement total et souffert du minimum vital ces dernières années avec à la clé une santé complètement dégradée sous le poids de l’âge. Ses morceaux : « Tin man salé », « Aga ma gnon nu hêdé », « Akouè wèzon », « Vi djin vê », « Ataklé », « Ayato gan mè nou », « Yokpo wa non ha mi », « Ananu dokon nu », « Fofo n’do gbésiso », « Gnonnu tomê lin », « J’ai raison d’être amoureux », « Dêmin », « Aklunon », réchauffent encore les mémoires. Et qu’un hommage digne du nom lui soit rendu, serait un honneur pour la Nation béninoise.

TG

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